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jeudi 19 mars 2026

La Banque Mondiale perfuse le système de santé du Sénégal

 

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La Banque Mondiale accorde au Sénégal 135 millions de dollars, soit un peu plus de 70 milliards de FCFA.

Des fonds destinés à renforcer le système de santé du pays.

En clair, cette somme permettra d’améliorer l’accès aux soins des populations vulnérables.

Ces fonds destinés au programme NAATANGUE 2030, visent à améliorer la prise en charge des femmes, des enfants et des adolescents.

Ce, à travers l’élargissement de l’accès à des soins obstétricaux et néonatals d’urgence de qualité, ainsi que le renforcement du dépistage et de la continuité des soins.

Des fonds établis à 135 millions de dollars, soit un peu plus de 70 milliards de FCFA.

Ils comprennent un crédit de 100 millions de dollars de l’Association internationale de développement.

Mais aussi des dons de 20 millions de dollars, du Mécanisme de financement mondial et 15 millions de dollars du Fonds Fiduciaire pour la Transformation et la Résilience des Systèmes de Santé.

Ce projet ambitionne également d’étendre la couverture d’assurance maladie aux populations vulnérables, tout en améliorant la disponibilité des médicaments essentiels.

Il a également pour objectif de propulser le déploiement du personnel de santé dans les zones mal desservies et l’utilisation des données sanitaires.

Pour Djibrilla Issa, directeur de division de la Banque Mondiale pour plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, ce programme contribuera à bâtir un système de santé plus solide et plus équitable.

Par Moustapha Diakhité 

lundi 18 octobre 2021

Billet : Quand le variant delta change le comportement des sénégalais.


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La troisième vague de la Covid-19 a installé un climat de méfiance dans la population sénégalaise. Ce, en raison du variant Delta, estimé comme étant plus contagieux. Un fait qui incite de nombreux sénégalais à se livrer au respect des mesures barrières pour ne pas choper le virus. Quand le variant delta change le comportement des sénégalais. C’est un billet signé Moustapha Diakhité. 


Il fut un temps, le port de masque a été rendu obligatoire pour se protéger de la pandémie de Covid-19. Une mesure hélas! Botté en touche par le très prétencieux Ndiogou qui se dit être inattaquable par le virus. 

Pour ce jeune vendeur de café touba basé au marché sulfureux de Grand Yoff, la covid-19 n'est qu'un film de science-fiction. Un pur complot monté en toutes pièces par des États dans le seul but de diminuer la population mondiale.

Ceci dit, le jeune Ndiogou, sûr de ses convictions, foule au pied avec orgueil les mesures barrières. Ce, en entrant en contact du matin au soir avec des dizaines et des dizaines de client, insouciant que le virus mortel est tout juste en face de lui, tout invisible.

Mais une bonne matinée, Ndiogou arrive à son lieu de travail visage sombre et gonflé. Nez coulant, les Atchoum! et les jets de mouchoirs sur le trottoir terrifiant clients et passants. Mais le si heureux vendeur de café Touba évite à tout prix d'éveiller les soupçons. Mais au fond de lui, le virus Delta lui a rendu visite sans être invité.

Les jours passent, Ndiogou disparait des radars dans son coin habituel au marché de Grand Yoff. Il faut attendre 2 mois avant de le revoir sur place tout métamorphosé. Masque, lunettes et gants à jeter bien portés, le désormais sérieux vendeur de café dépose deux solutions hydro alcooliques sur sa table et impose la distanciation physique dans son lieu de commerce.

La maladie qu'il minimisait tant devient dès à présent une réalité bien vraie pour lui. L'heure est donc à la vigilance et à la vaccination pour survivre face au variant Delta.

Nombreux sont aujourd'hui les Ndiogou, jadis ignorants, qui se rendent compte que la pandémie qui bonde les cimétières n'est pas une mauvaise blague. Mettre les masques et aller se faire se vacciner est ainsi une nécessité pour ces citoyens afin de ne pas de contaminer d'autres Ndiogou.

vendredi 24 septembre 2021

SESSION ORDINAIRE DE LA MAIRIE DE DAKAR : Le conseil municipal vote trois délibérations de la mairie

 

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Sur six points de délibération, le conseil municipal de la mairie de Dakar a en voté trois hier, lors de sa première réunion en session ordinaire à l’hôtel de ville de Dakar.

Le conseil municipal de la mairie de Dakar a tenu hier sa première réunion en session ordinaire à l’hôtel de la ville de Dakar. Convoqués par le maire de la commune, Soham El Wardini, les conseillers municipaux et les adjoints au maire ont délibéré sur six points. Il s’agit de la question du compte administratif 2020, des autorisations spéciales de dépenses, d’une convention entre Paris et Dakar autour des JOP 2024 et des JOJ 2026, de la signature d’un accord sur le projet IMPULS, de l’autorisation de signer un partenariat entre la mairie de Dakar et l’UNICEF et de l’orientation budgétaire 2022.

Au terme des discussions, trois délibérations ont été adoptées à l’unanimité. « Le conseil municipal autorise à madame le maire (Soham El Wardini) à signer le protocole de partenariat entre l’Unicef et la Ville de Dakar pour la promotion des droits et la protection de l’enfant », a déclaré la rapporteuse de commission finance, Dielima Kamara. Elle poursuit : « Le conseil municipal autorise au maire à signer la convention entre la ville de Paris et la ville de Dakar : « coopération décentralisée, sport et développement durable autour des cultures urbaines pour les JOP 2024 à Paris et les JOJ 2026 à Dakar »  ». Le conseil municipal a également donné à l’édile de Dakar l’autorisation de « signer la convention entre la communauté d’agglomération de Grand Paris Sud, la Ville de Evry-Courcouronnes et la ville de Dakar pour la mise œuvre du projet – IMPULS « innover dans les métropoles pour la pratique urbaine et locales des sports » », selon la rapporteuse de la commission finance.  

Les points restants examinés mardi et jeudi prochains

S’exprimant sur les principaux sujets de délibération discutés et adoptés par les membres du conseil municipal, le maire de la Ville de Dakar est revenu points par points sur le fond des conventions de coopération.  «Les deux sont des conventions avec Paris et Grand Paris Sud dans le domaine du sport. Il s’agit d’une coopération qui va nous amener vers de grands évènements sportifs avec notamment les JO 2026. Il s’agit en fait de collaborer avec Grand Paris Sud pour détecter des talents en vue des Jeux Olympiques de 2026 » a expliqué Soham El Wardini.

L’édile de Dakar a élucidé par ailleurs l’objet du partenariat entre la ville de Dakar et le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (Unicef). « La troisième convention concerne le domaine de la protection de l’enfance. C’est pourquoi nous avons essayé de trouver une convention avec l’Unicef en vue de construire une maison de l’enfance à Dakar et particulièrement dans la commune de Mermoz Sacré-Cœur », a déclaré la maire de Dakar.  Avant de poursuivre : « C’est un grand projet qui a pour but de protéger les enfants, d’éviter les supplices et des viols envers les enfants. C’est pour cela que nous avons travaillé depuis plus d’un an avec l’Unicef et d’autres organismes pour nous aider à mettre en place cette maison de l’enfance. Comme vous le savez la ville de Dakar avait signé une convention avec Africité pour des villes sans enfants de rue. Et cela fait partie de notre projet sur la prise en charge de l’enfant », a-t-elle dit.

Quid des délibérations restantes, à savoir le compte administratif 2020, l’autorisation spéciale de recettes et de dépenses et l’orientation budgétaire 2022 ? La maire de Dakar a annoncé que ces trois points seront examinés en intercommission mardi prochain et en plénière jeudi.


 

 

samedi 18 septembre 2021

6e édition du Forum Panafricain pour les Migrations : Le PAFOM pour une meilleure prise en charge des migrants

 

Les participants au 6e PAFOM

Le Sénégal a organisé ce weekend la 6e édition du Forum Panafricain pour les Migrations (PAFOM). Initiée par l’Union Africaine e partenariat avec l’Organisation Internationale pour les Migration (OIM), le thème du Forum porte sur le thème : “ renforcer la gouvernance pour la migration pour la main-d'œuvre en Afrique dans un contexte de pandémie pour le développement-socio-économique et l’accélération de l’intégration continentale. 

La 6e édition du Forum Panafricain pour les Migrations (PAFOM) s’est tenue ces samedi et dimanche au palais des Congrès de l’hôtel King Fahd Palace. Organisé par le Sénégal, l’évènement qui a réuni tous les pays de l’Union Africaine, est axé sur le thème : “Renforcer la gouvernance de la migration de la main-d'œuvre en Afrique dans un contexte de pandémie pour le développement socio-économique et l’accélération de l’intégrité continentale”. Les principaux objectifs consistent à “sensibiliser les participants sur les initiatives et programmes de migration de main-d'œuvre sur le continent. Mais aussi de servir de plateformes aux participants pour partager leurs expériences et meilleures pratiques sur la gouvernance des migrations de main-d'œuvre en Afrique et dans d’autres régions. 

Présidée par le ministre des Affaires Étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Aissata Tall Sall, les deux journées du PAFOM ont fait l’objet de vives discussions portant pour l’essentiel sur la collaboration entre les états membres de l’Union Africaine pour la mise en place de politiques favorisant la bonne gouvernance de la migration de la main-d'œuvre sur le continent africain dans ce contexte de pandémie. “La rencontre présente de Dakar mettra en relief la nécessité de renforcer la gouvernance de la migration de la main-d'œuvre en Afrique dans un contexte de crise. Elle nous invite donc à nous interroger sur les mesures à adopter dans ce cadre pour le développement socioéconomique et l’accélération de l’intégration continentale”, a déclaré Aissata Tall Sall. “La covid-19 aura très certainement inauguré une nouvelle ère en modifiant notre système d’organisation tout comme notre manière de penser le monde et les mouvements humains. En plus de réduire les opportunités de travail dans les pays de départ, comme dans ceux d’arrivée, la crise sanitaire que nous vivons par vagues successifs de contaminations a réduit considérablement les mouvements humains de tous genre” a déclaré Me Aissata Tall Sall. Ainsi, vue la limitation des déplacements du fait du coronavirus, le ministre des Affaires Étrangères, estime que la solution pour une bonne gestion des migrations doit être de les réguler et non d’engager une lutte définitive pour les mettre fin. “Comme le disait Koffi Annan, “ la migration est un fait de la civilisation, on ne peut pas l’arrêter. Alors plutôt que de vouloir l’arrêter par des méthodes absolument violentes, nous pensons qu’il vaut mieux la réguler. Pour que le migrant, dans tout son parcours migratoire, soit prise en charge a dans des conditions sûres, sécures et pour que une fois arrivée qu’on puisse lui ouvrir toutes les possibilités de pouvoir s’établir et de travaille” a estimé Aissata Tall Sall.

Pour les participants du Forum Panafricain pour les migrations, les travailleurs migrants contribuent de manière considérable à enrichir les peuples, la civilisation et les relations humaines. Ils participent également à l'expansion de l'économie des pays africains. Urgence donc, pour Aissata Kane, Conseillère régionale principale pour l'Afrique Subsaharienne de l'OIM, d'appuyer davantage sur les travailleurs migrants. "La pandémie offre une excellente occasion pour reconnaître et d'évaluer à sa juste valeur les contributions des travailleurs migrants dans les pays de destination mais aussi d'origine. Il faut souligner que la migration de main d'œuvre est un moyen d'intégration extrêmement important. Elle réduit l'insécurité et elle a le potentiel d'améliorer la protection sociale à la fois dans le secteur formel et informel. Elle est aussi vectrice d'un dynamisme dans l'entreprenariat.", a-t-elle déclaré. Elle poursuit :  "D'où la nécessité de d'optimiser l'environnement règlementaire, renforcer l'éducation entrepreneuriale et le développement des connaissances notamment des jeunes et des femmes. Faciliter l'accès à l'environnement et les technologies et aux réseaux pour faciliter les échanges et promouvoir la sensibilisation", a soutenu Aissata Kane.  

Dans la journée d'hier dimanche qui a marqué la fin du forum, les discussions ont porté pour l'essentiel sur la protection des migrants travailleurs. Ainsi, afin de concrétiser les principales doléances soulevées par les participants, des plans d’actions seront mis en place par le Sénégal, pays organisateur. A l’en croire le secrétaire d'État chargé des Affaires de l'Extérieur, Moïse Sarr, le président Macky Sall va proposer à l’Union Africaine une feuille de route pour une meilleure gouvernance de la migration de la main d'œuvre dans le continent. S’adressant aux membres présents lors de son discours de clôture, il déclare : “Nous sommes tous invités à accorder autant d’intérêt aux flux migratoires au Sud que ceux en direction du Nord. A cet égard, nos États devraient œuvrer à promouvoir la problématique de la promotion et la protection des travailleurs migrants pour lesquels vous avez largement fait le plaidoyer. Le Sénégal, au titre de sa présidence du PAFOM, qui coïncidera avec celle de l’Union Africaine, par le président Macky Sall, proposera à la commission de l’Union Africaine, un plan d’actions pour mieux prendre en charge les préoccupations que vous avez soulevez”. Exprimant son souhait pour une Afrique unie, Moïse Sarr termine par : “L’Afrique que  nous voulons, comme le dit l’agenda 2063 de l’Union Africaine, est une Afrique ouverte. L’Afrique que nous voulons, est une Afrique où les frontières ne constituent pas un obstacles à la mobilité humaine”.


 

 

MARCHE CONTRE LA HAUSSE DES PRIX : Le Collectif Noo Lank crache sur l’arrêté préfectoral

conférence de presse Noo Lànk

Le collectif Noo Lank a déchiré hier l’arrêté du préfet de Dakar interdisant sa manifestation à la place à la Nation. Face à la presse, les membres du mouvement disent être résolus à poursuivre leur combat contre la hausse des prix. Ils comptent tenir d’autres manifestations les 12 et 17 septembre prochains avec d’autres organisations citoyennes.

Le collectif Noo Lank est dans tous ses états suite à l’interdiction de sa marche pacifique par le préfet de Dakar jeudi dernier. En conférence de presse hier avec huit autres organisations citoyennes, les membres de Noo Lank ont juré que la décision préfectorale constitue une violation à la liberté de manifester. Selon le secrétaire général, Mouhamed Diallo, les raisons invoquées pour proscrire leur marche, sont illégales. “Nous dénonçons vivement cette pratique du préfet. Les invocations évoquées dans sa lettre sont encore plus scandaleuses. Il a évoqué des risques de troubles à l’ordre public, des risques de propagation de la Covid et l’entrave de la liberté de circulation. Or, comme le rappelle la cour suprême dans son arrêt n°19 du 23 mai 2019, (il) viole l’article 14 de la loi n°78-02 du 29 janvier 1978 relative aux réunions”, a-t-il déclaré. Avant de poursuivre : "aucune disposition n’est en vigueur actuellement pour interdire les manifestations aux risques de propager le virus. Les lieux les plus rassembleurs accueillent toujours du monde. Le préfet n’est pas censé violer la loi en toute connaissance de cause”, s’est-il indigné.

Le collectif Noo Lank estime également que la décision de l’autorité administrative ne repose sur aucun fondement juridique. D’après Pape Abdoulaye Touré, membre du groupe, l’arrêté préfectoral n’est motivé que par des fins politiques. “Osons le dire, c’est une interdiction politique car le préfet de Dakar a reçu des ordres émanant de ses supérieurs. Il a violé les textes. Il a même violé la constitution. Parce que sa décision est aux antipodes de la constitution. L’article 8 de la constitution donne l’autorisation à tout sénégalais épris de justice d’aller manifester. C’est ce qu’on appelle la liberté de manifestation et c’est un droit fondamental et inviolable”, a déclaré Pape Abdoulaye Touré.

Initialement prévue hier, la manifestation pacifique devait être, selon le collectif Noo Lank, un cri de cœur contre la cherté de la vie. Il devait s’agir, pour eux, de dénoncer l’augmentation “exorbitante” des prix des produits de grande consommation. La marche devait aussi être une aubaine, d’après Noo Lank, pour exprimer leur courroux face aux nombreuses inondations ayant affecté bons nombres de citoyens.  Mais malgré tout, ceux-ci ne comptent pas baisser les bras. En symbiose avec l’Association des consommateurs, le Frapp France Dégage, And taxawu Àskan Wi, la coalition Jotna et CRD, entre autres organisations, le collectif Noo Lank compte défier l’autorité préfectorale et tenir d’autres manifestions. “Une lettre d’information sera déposée tout de suite à la préfecture de Dakar. Parce que le vendredi 17 septembre prochain, nous, le collectif Noo Lank et toutes ces organisations de la société civile, allons marcher avec ou sans autorisation, de la place de l’Obélisque au rond-point de la RTS. Nous allons dénoncer la cherté de la vie car le fer, le ciment, le loyer, les denrées alimentaires ont tous connu une hausse dans ce contexte de covid et des inondations,” a signalé Pape Abdoulaye Touré.

Dans la même veine, le coordonnateur du collectif And Taxawu Àskan wi, Ababacar Mbaye, a informé de la tenue d’une manifestation ce dimanche à Guédiawaye. Il s’agira, d’après lui, d’un concert de casseroles pour exiger la baisse des prix des denrées de première nécessité. “Nous remettons ça encore pour le dimanche prochain 12 septembre à partir de 09h à la porte centrale du lycée Limamou Laye. Nous demandons à la population de s’habiller totalement en rouge et de venir à la marche. Nous allons faire un concert de casseroles pour demander à l’État de baisser systématiquement les prix. Si d’ici le 12 les prix restent intacts, nous allons lancer la campagne manifestation fépp, manifestation partout”, a-t-il averti.


COLLOQUE SUR LA DISCRIMINATION DES CASTES : Les écueils d'une épineuse question

 

Seydi Gassama et Ingo Badoreck

Amnesty International/Sénégal et la fondation Konrad Adenauer ont organisé ces jeudi et vendredi à Dakar un colloque régional regroupant plusieurs pays de la sous-région sur le thème : « Quelles stratégies pour éradiquer la discrimination fondée sur les castes et l’ascendance en Afrique de l’Ouest ? »

« Quelle stratégie pour éradiquer la discrimination basée sur les castes et l’ascendance en Afrique de l’Ouest ? » Tel a été le thème du colloque régional organisé ces jeudi et vendredi dans un hôtel de Dakar. Initié par Amnesty International Sénégal et la fondation Konrad Adenauer, la rencontre a réuni une centaine de participants. Il s’agit d’acteurs de la société civile, de représentants d’institutions nationales des droits humains, de magistrats et de parlementaires, tous venus du Sénégal, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire et de la Guinée. Le but visé est d’établir des discussions allant dans le sens d’adopter des stratégies de lutte contre les pratiques propres à l’esclavage envers les castes. « L’intérêt de ce colloque est de discuter, de faire une cartographie des groupes ethniques qui présentent les caractéristiques de système de caste, de voir les mesures prises par les politiques publiques, l’état des législations et des cours et tribunaux. Il s’agit aussi d’émettre des recommandations, de sensibiliser sur un sujet qui est gravissime sur le terrain des droits humains », a expliqué ce jeudi Margaux Wipf, coordonnatrice principale du bureau régional Etat de droit de la fondation Konrad Adenauer. Poursuivant, Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal a révèle que la question de la maltraitance des castes a été depuis des années discutée par des ONG présentes dans les pays de la sous-région. C’est ainsi qu’un réseau a été créé pour permettre de militer en faveur de la fin de la discrimination des couches vulnérables des sociétés. « Ce sont les pays membres de ce réseau qui sont rassemblés aujourd’hui à Dakar pour qu’ensemble, nous réfléchissions et que nous puissions adopter une stratégie et faire des recommandations aux États pour que cette question soit prise en compte par les cours et tribunaux, par les États dans leurs programmes de promotion des droits humains », a-t-il déclaré.

Toutefois, mettre un terme à la violence envers les castes et à l’ascendance n’est pas une mince affaire, ont reconnu les membres du colloque. Ceci a trait, aux différentes formes de discriminations qui existent dans la sous-région. Celles-ci sont nombreuses et diverses selon le directeur d’Amnesty International. « Au Mauritanie, il y a toujours des personnes qui sont sur la servitude malgré les lois adoptées depuis les années 80 interdisant les pratiques esclavagistes. Ceux qui sont sortis de l’esclavage sont totalement désavantagés dans la société. Et ces personnes constituent, selon plusieurs estimations, la moitié de la population mauritanienne, en l’occurrence les haratins. Ces genres de pratiques existent également au Niger, au Burkina et ici au Sénégal, » a certifié Seydi Gassama.

Se prononçant sur le cas du Sénégal, le droit de l’hommiste a ajouté : « La presse a plusieurs fois rapporté des affrontements entre communautés nobles et communautés de descendants d’esclave dans l’est du pays. De même, dans certaines localités, des personnes castées et non castées ne partagent pas le même cimetière. Alors qu’à la Casamance ou à Joal des chrétiens et musulmans dorment dans le même cimetière. Et dans le cadre des relations sociales, beaucoup de famille s’opposent à des mariages entre jeunes de différents castes, simplement parce qu’elles considèrent que cela est néfaste ».

Une question reléguée au second plan par les États des pays de la sous-région, d’après les participants du colloque. Ces derniers ont soulevé, lors des discussions, une faillite des États dans la lutte contre l’esclavage. Ils ont également déploré l’absence ou la non application de politiques permettant de combattre la discrimination des castes dans leurs pays respectifs. Raison pour laquelle ils considèrent que les personnalités religieuses constituent la solution pour mettre fin à la discrimination des castes et à l’ascendance en Afrique de l’Ouest. « Nous reconnaissons le rôle important que les chefs religieux, musulmans et chrétiens ont joué pour atténuer et éradiquer les castes au Sénégal. Il n’y a aucune religion révélée qui organise des stratifications sociales entre les gens.  La société civile a l’occasion de travailler avec les familles religieuses pour que la sensibilisation se poursuive car il faut sensibiliser. Et le meilleur outil de sensibilisation reste la religion », a déclaré le droit de l’hommiste.

Ainsi, au terme du colloque hier vendredi, une série de recommandations a été émises par les pays membres de la sous-région. Il s’agit entre autres d’ «  inviter les États à traiter de manière urgente la question de la discrimination fondée sur l’esclave, de demander aux organisations de la société civile de renforcer le plaidoyer en faveur de la lutte contre l’esclavage en privilégiant le moyen de l’éducation, ou encore de recommander aux États et aux organisations impliquées dans la lutte de financer des campagnes de sensibilisation visant les anciens et les nouveaux esclaves ». Ces principales recommandations seront étudiées pour une durée d’une semaine avant d’être validées par les participants.

 


 

 

 

 

dimanche 5 septembre 2021

RARETE DU POISSON : Les tenants et les aboutissants d’une pénurie

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En plus de la hausse des prix de l’huile, du sucre ou encore de la viande, s’ajoute l’augmentation du coût du poisson. Une situation causée par la rareté du poisson dans la mer. Au quai de pêche de Yoff, des pêcheurs expliquent les raisons de cette pénurie qui rend difficile le quotidien des vendeurs.

13h, l’environnement est inhabituel au quai de pêche de Yoff. En fait, des centaines de pirogues sont accostés sur la plage. Les pêcheurs, campés à l’intérieur des carbets, décident d’observer une journée sans mer ce samedi. Ce, en raison de la raréfaction de poisson dans l’eau. Les seuls mareyeurs qui commencent à débarquer, ont effectué le voyage la nuit. Un retour décevant, trouver la chair précieuse s’apparentant à chercher une aiguille dans une boite de foin. Derrière une rangée de pirogue, des pêcheurs gitent sous l’ombre d’une cabane. Lamine Mbengue, le chef du groupe, est en train de découper des fils de pêche. La soixantaine dépassée, ce piroguier aux lunettes noires fumées et au bonnet sur la tête confirme la pénurie du poisson en mer. Pour lui, ceci peut être expliquer par la migration des bêtes. “Ce qui se passe au fait, c’est que la plupart des poissons qui étaient tout près de la plage ont migré. Cela est dû, d’une part, par l’attitude des piroguiers qui font usage du fil de nylon. Parce que ces genres de fils font 500 mètres et seuls les 100m suffisent pour attraper la quantité nécessaire de poissons. Maintenant au moment de remonter le filet, ces pêcheurs sont obligés de découper le fil en deux, parce que c’est trop lourd. De ce fait, seule une partie des poissons est embarquée. Le reste est donc abandonné dans la mer. Au fil du temps, ces bêtes vont se décomposer et deviennent polluantes”, révèle Lamine. Il poursuit. “Comme vous le savez, le poisson n’aime pas l’impureté. Quand il sent une odeur nauséabonde, il est obligé de migrer dans des zones très lointains. C’est pour cela que la plupart des poissons ont disparu dans cette partie de la mer”, élucide-t-il.

Le pêcheur révèle, d'autre part, que la rareté peut être causée par des facteurs naturels. Pour lui, le climat joue un rôle déterminant dans l’absence des poissons en mer. À l’en croire, certains produits se font rares pendant l'été. “Les poissons se produisent par périodes. Certaines espèces deviennent trop nombreuses pendant la saison sèche car la mer est froide. C’est le cas du “cof”, du “padess”, du “jay” ou encore du “yabooy”. Mais dès qu’arrive l’été, ces catégories de poissons se rarifient considérablement. Ils vont migrer au fond des récifs où la température est plus froide. De ce fait seuls les thons, les espadons et les albacores deviennent disponibles sur cette plage car ils peuvent supporter la chaleur ”, fait-il savoir.

Migration des poissons, des propos repris par Mamadou Ndoye, trouvé sur les lieux. Filets de pêche entre ses doigts, l’homme au teint café au lait estime que d’autres raisons peuvent justifier la pénurie de poisson. D’après lui, la surpêche exercée par les chalutiers appauvrit la mer en espèces et contribue à la réduction du repos biologique des poissons. “Vous savez, les chalutiers ont pêché tous les petits poissons ici. Le plus écœurant c’est qu’ils sélectionnent les bons et jettent les mauvais. C’est du pur gâchis. S’ils laissaient les petits poissons en vie, il n’y aurait pas eu de pénurie. Malheureusement ces bateaux vivent de la surpêche,” se plaint Mamadou Ndoye.

“Les bateaux nous portent préjudice...”

À Yoff, Mamadou Ndoye n’est pas le seul à déplorer la puissance des chalutiers. La quasi-totalité des pêcheurs considèrent que ces bateaux portent un coup dur à la pêche artisanal. À l’intérieur d’une bâche située à l’entrée du quai de pêche se trouve près d’une dizaine de pêcheurs. En attendant le thé en cuisson sur un petit fourneau, ces mareyeurs épiloguent encore sur les temps forts de leur dernière journée passée en mer. Parmi eux, figure Mara assis sur un morceau de brique. Lunettes noir fumées bien visées, le quarantenaire à la casquette blanche estime que trouver du poisson résulte de naviguer dans d’autres mers. “C’est à cause des bateaux. Ils ont bradé toute la mer. Nous ne parvenons plus pêcher convenablement. Nous sommes obligés de naviguer à plusieurs kilomètres. Aux larges de Ouakam, de Dakar ou de Kayar par exemple. C’est dans ces seuls endroits où le poisson est disponible. Les bateaux constituent le véritable problème dans la mer. Ils ont pollué toute l’océan”, déplore Mara d’une voix rauque. Lui emboitant le pas, Pape, ombragé par une grande pirogue, renchérit. “Les bateaux nous portent préjudice. Là où les pirogues attrapent un ou deux “jay”, les bateaux raflent tout en un seul coup de filet. Nous sommes alors obligés de naviguer à 30 ou 60 Km rien que pour trouver du poisson”, peste l’homme à l’âge avancé. Ainsi, pour pape, l’heure est venue pour que l’État mette un terme à l’attribution des licences de pêche aux bateaux. Il déclare “Le gouvernement est responsable de ce fléau car c’est lui qui donne des licences de pêche à ces grands bateaux. C’est la raison pour laquelle il n’y a presque plus de produit dans la mer. Nous demandons au gouvernement de mettre fin à ce phénomène”, fulmine-t-il.

 

dimanche 29 août 2021

INCENDIE AU BUILDING ADMNISTRATIF MAMADOU DIA : Plus de peur que de mal !

Le building administratif Mamadou Dia en feu

L’incendie qui s’est produit hier au building administratif Mamadou Dia a instauré la psychose à Dakar-Plateau. L’intervention rapide des secours a cependant permis de maitriser le feu en deux de lutte. Il n'y a pas eu de blessés, mais de dégâts matériels ont été causés par les flammes. 

12h passées de quelques minutes. C’est une scène de panique qui se déroule aux alentours de l‘immeuble du building administratif Mamadou Dia. Ce, suite à l’incendie qui vient de se déclarer il y a quelques instants au dixième étage qui abrite deux salles de conférence et un restaurant. De loin, automobilistes, vendeurs et passants ont les yeux rivés au sommet du bâtiment, d'où la fumée noire se dégage à grandes pompes sur la toiture et sur plusieurs fenêtres. 

Au premières minutes du feu, c’est le sauve-qui-peut total à l’intérieur de l’immeuble. Alertés par un système d’alarme et d’évacuation, des membres du personnels, plantés aux neuf autres étages, empruntent les escaliers et piquent un cent mètre vers l’extérieur du bâtiment. En un temps record, les forces de défense et de sécurité interviennent par vagues et quadrillent les principales artères menant au building administratif. Venus en appui aux secours en permanence dans le bâtiment, une dizaine de camions de la brigade nationale des sapeurs-pompiers ceinturent l’immeuble. Les soldats du feu déploient les gros moyens et se lancent dans la lutte contre flammes au dixième étage du building administratif Mamadou Dia. 

Pendant ce temps, c’est l’ire et la consternation, derrière deux barrières placées sur la chaussée. Peur, angoisse et grogne, c’est tout ce qui se lie sur le visage des occupants du building évacués. Accroupis, bras croisés ou adossés sur les murs et des voitures, ces quelques centaines d’agent n’ont que leurs yeux pour observer la fumée qui ressort toujours de la toiture du bâtiment administratif. Ainsi, l'origine de l’incendie reste la source de toutes les interrogations. Accroché, cet homme sous couvert de l’anonymat vient de déserter le building. Teint clair, chemise rose, badge accroché au cou, dit tout ignorer de la cause du feu. “Je n‘en sais rien. C’est la seule question qui nous préoccupe tous ici ” coupe-t-il court. Revenant sur les premiers instants de la déclaration de l’incendie, l’agent à la voix meurtrie se livre : “Je suis arrivé dans le building aux environs de 11h30mn. Étant en plein travail, j’ai subitement entendu la sonnerie de l’alarme d’incendie. C’est ainsi que j’ai pris la fuite en empruntant les escaliers car les ascenseurs ne sont pas conseillés dans ces situations. J’ai laissé tous mes affaires à l’intérieur. Là, je suis obligé d’attendre si je pourrais y retourner ou pas ”. Près de lui, Ousmane est venu au travail ce matin avant de sortir. L’homme aux vêtements traditionnels beige fait son retour sur les lieux avec surprise. Il s’explique. “J’étais sorti il y a quelques instants. Quand je suis revenu, j’ai été très surpris de voir l’immeuble en feu. J’ai tout laissé dedans. Me voilà les mains vides”, affirme-t-il. Mais malgré tout Ousmane dit être optimiste, vu la mobilisation et l’engagement des secours. “Je reste serein. Puisque les sapeurs-pompiers sont en train d’éteindre, le feu je garde mon calme. Seulement, je ne sais pas quand est-ce que la situation sera maitrisée”, lance-t-il. 

Après deux heures de lutte, les sapeurs-pompiers parviennent à éteindre l’incendie déclaré au dixième étage du building administratif. Ouf de soulagement pour les personnes évacuées qui sont toujours interdites d’accès à l’intérieur. En effet, les enquêteurs de la Direction de la Police Technique et Scientifique (DPTS), arrivés sur place depuis une trentaine de minutes, entrent en jeu pour mettre en lumière l’origine de l’incendie. 

“Il n’y a pas eu de dégâts corporels graves”

Venu constaté les faits, Abdou Latif Coulibaly, ministre secrétaire général du gouvernement, a fait face la presse vers les coups de 15h pour faire le point sur l’état de la situation dans le building administratif. Il déclare : “Nous avons constaté aux environs de 12h10 minutes un départ de feu au dixième étage du building administratif Mamadou Dia. Ce dixième étage abrite deux salles de conférence, un restaurant et une cuisine. Les sapeurs-pompiers ont permis de circonscrire le feu uniquement à cet étage et de l’éteindre aux environs de 14h10 minutes”, relate-il.  “Il y a eu des dégâts matériels concernant le faux plafond du dixième étage dans la partie restaurant. Il y a quelques dégâts sur l’autre partie mais qui ne sont pas très conséquents. Il n’y a pas eu de dégâts corporels graves. Un mécanisme de sécurité incendie et un système de désenfumage et un système de renouvèlement d’air ont permis de sécuriser les occupants. Au moment où nous parlons le feu est totalement éteint,” rassure le ministre secrétaire général du gouvernement.

L’origine de l’incendie inconnue, l’enquête en cours

Abdou Latif Coulibaly informe toutefois que les causes de l’incendie restent pour l’heure indéterminées. Il s’explique : “les forces de défense et de sécurité qui ont accompagné l’intervention des sapeurs-pompiers ont été présentes. En collaboration avec les tous les techniciens qui sont commis à cette tâche, ils sont en train de mener les investigations techniques qui permettront de déterminer de façon plus précise ce qui a été au départ de l’origine de feu et également expliquer si le système mis en place de façon optimale et de procéder à des recommandations”, renseigne, le ministre, précisant toutefois que l’incendie s’est déclaré au moment où se tenaient des travaux au niveau du dixième étage. 

Lieutenant-colonel Pape Ange Michel Diatta, commandant du Groupement d’Incendie et de Secours N°1 :  “l’opération n’est pas encore terminée...”

“C’est aux environs de 12h50 minutes que nous avons été alertés sur un feu au niveau du building administratif. Très rapidement nos unités se sont déployées. Beaucoup de moyens ont été engagés parce qu’il fallait partir au-delà du niveau sinistré et prendre en compte l’ensemble de l’immeuble. C’est ce qui a fait qu’on a déployé 24 engins de tout le groupement d’incendie et de secours n°1. On a également eu le renfort de la compagnie spéciale de sauvetage et de déblaiement de même que la compagnie du port. Mais il faut retenir qu’on a une unité sur place qui, après l’éclatement du feu, a procédé très rapidement à l’évacuation de tous ceux qui étaient à l’immeuble. Il n’y a eu ni de victimes ni personnes intoxiquées. À l’arrivée du renfort, l’incendie a été maitrisé au bout de deux heures de lutte contre les feux, les flammes et les fumées. Présentement, l’opération n’est pas encore terminée. Les sapeurs sont toujours sur le site pour compléter les opérations de déblais et de dégarnissage. Ça va être une opération assez longue car il faudrait qu’on s’assure qu’il n’y ait aucune reprise de feu dans les coins et recoins de l’immeuble”.

Moustapha Diakhité




mardi 24 août 2021

BACCALAUREAT 2021 : 65% des candidats de l’institut Al Azhar admis au Bac

Institut Al Azhar

À l’institut d’études islamiques Al Azhar, 752 candidats ont obtenu leur baccalauréat, sur 1154 au total. Un taux de réussite de 65% qui hisse le groupe scolaire au rang des meilleures écoles privées du Sénégal.

L’institut d’études islamiques Al Azhar a réalisé “des performances records” pour le compte de l’examen du baccalauréat cette année. En effet, sur 1154 candidats, 752 sont admis. Soit un taux de réussite de 65% selon un communiqué parvenu à L'Actuel. Un chiffre qui dépasse largement le taux d’admission au niveau nationale, établie à 44,65%. Le groupe scolaire Al Azhar a également annoncé que 222 mentions ont été obtenues parmi les 752 admis. Des résultats admirables, selon le groupe scolaire Al Azhar, fruit d’un “encadrement rigoureux des enseignants très dévoués et une administration prête à tout pour hisser le groupe au rang des meilleures écoles privées du Sénégal”.

Ainsi, pour booster davantage leurs compétences en matière de connaissances, les bacheliers en Arabe de l’institut islamique Al Azhar seront orientés à l’Université Cheikh Ahmadou Bamba (UCAB), d’après le communiqué. 

En se basant sur la philosophie de Cheikh Ahmadou Bamba, le temple du savoir, crée en 2006 par Serigne Mame Mor Mbaye, va mettre un dispositif de formation islamique pour outiller les futurs étudiants. Selon la note, l’accent sera mis sur “l’apprentissage, le développement des facultés morales et physiques, c’est-à-dire de l’éducation basée sur les valeurs prônées par le serviteur du Messager d’Allah.” Ce qui permettra de trouver des réponses pertinentes aux difficultés relatives au système de l’éducation.

Ces dernières années “ce dispositif a connu, d’après l‘institut Al Azhar, une ascension fulgurante grâce, d’une part, au concours d’éminents universitaires du Sénégal et du monde entier, et d’autre part, aux innombrables innovations relatives notamment à l’enseignement des sciences, des technologies de l’ingénierie et des mathématiques.”  

Moustapha Diakhité 


  

BEACH SOCCER SENEGAL : Les jeunes talents en soif de réussite


Image d'illustration
Les nombreuses performances de l’équipe nationale du Sénégal de beach soccer ne laissent pas indifférents les amoureux du football. Rencontrés à la plage ce dimanche ceux-ci considèrent que le foot de plage est l’un des sports les plus pratiqués au Sénégal. Impératif donc, pour eux, de soutenir davantage les jeunes talents du afin de mieux mettre en valeur le beach soccer. 

Comme chaque dimanche matin, Mbaye Ndiaye vient à la plage de Diamalaye pour se consacrer au foot de plage, plus connu sous l’anglicisme Beach Soccer. Âgé d’une vingtaine d’année, cet habitant des HLM Grand-Médine enchaine les matchs et les victoires depuis son arrivée tôt ce matin. De teint noir, maillot Barça imbibé de sueur, jambes couvertes de sable et bouteille d’eau à la main, Mbaye s’apprête à rentrer chez lui. Parlant du foot à la plage, il exprime sa passion sur ce sport tant prisé. “Chaque dimanche je viens à la plage avec mes amis pour jouer au foot. Nous faisons cela depuis maintenant 10 ans. Le football est une vive passion pour moi. Nous sommes dans un pays où tout le monde le pratique, que ce soit dans les quartiers ou dans les terrains de foot. Mais nous, nous avons choisi la plage car il y a plus d’espace et c’est plus passionnant ”, estime-t-il. 

Tout comme Mbaye, des centaines de jeunes viennent de partout pour jouer au beach soccer dans la matinée de ce dimanche. Sous un soleil de plomb, ils montent des “petits camps” long des plages allant de Cambérène à Yoff. Formant des équipes de six, ces passionnés de foot jouent, pieds nus, avec ardeur. À cela s’ajoutent la physique, la technique et la rapidité à l’image de l’équipe nationale de Beach Soccer qui ne cesse d’enchainer les performances. En effet, les hommes du coach Ngalla Sylla ont démarré en puissance la coupe du monde de Beach Soccer qui se tient présentement en Russie. Ce, en battant l’Uruguay lors de leur premier match vendredi dernier 6 buts à 1 et en l’emportant hier face au Portugal 5 buts à 3. De bons exploits que rêvent de réaliser les plus jeunes. Toutefois, selon eux, le foot de plage reste l’un des sports les plus rabaisser. Pour Mbaye Ndiaye, le manque d’appui en est la cause : “Il y a beaucoup de jeunes talentueux qui viennent chaque fois ici et qui font de grands matchs. Ils rêvent tous de faire leur carrière dans le foot de plage. Mais il n’y a aucun promoteur qui vient ne serait-ce que pour superviser les jeunes talents ici ”, déplore-t-il. 

Quelques pas en direction de la plage de BCEAO, un groupe d’amis est en train de jouer au ballon rond devant la mer. Munis de dossards vert et jaune, ceux-ci, ayant l’air d’être professionnels, jouent avec rigueur tout en respectant les règles du football. Assis à même le sol, Adama Ndoye figure dans l’équipe qui va jouer le prochain match. Casquette noire à tête, tenue de sport et genouillère bien serrées, Adama dit avoir pratiqué le beach soccer dans le championnat du Sénégal. Un sport qui, dit-il, est en net recul. Ceci s’explique, d’après lui, par l’absence de moyens financiers. “Les moyens manquent dans le foot de plage. Les équipes ne sont pas assez outillées. Elles sont dévalorisées. Les équipes devraient suffisamment être appuyées vue que l’équipe nationale fait de bonnes performances chaque année” déclare-t-il en gesticulant. Adama Ndoye cite de plus d’autres raisons qui rabaissent le beach soccer, parmi lesquelles figure le football européen. Il déclare : “la plupart des gens s’intéressent plus aux championnats européens comme la ligue des champions. Parce qu’il y a plus de moyens et cela contribue à la dévalorisation du beach soccer. Les gens sont plus focalisés aux équipes à l’étranger que les clubs de beach soccer ici ” argue Adama Ndoye. 

Ainsi, pour donner la chance aux jeunes talents, certains considèrent que les promoteurs doivent assister aux foots de plage et recruter les plus talentueux dans les clubs de foot. C’est le cas de Moussa Kane, venu en voiture avec ses amis aux parcelles Assainies pour jouer au ballon rond. Long de taille, barbe couvrant son visage, Moussa voue une passion débordante pour le football. Seulement pour lui, nombreux sont les jeunes qui rêvent de réussir dans le football. Ceux-ci, doivent selon lui, être appuyés pour leur faciliter la réussite dans le football. “ Il y a beaucoup de jeunes qui rêvent d’être footballeurs professionnels de nos jours. Ils ont abandonné les études et n’ont que la plage pour s’adonner au football. Ils viennent ici tout le temps et s’entrainent durement. Il faut savoir que le foot de plage est plus difficile que le foot dans les terrains gazonnés. Les promoteurs doivent donc penser à prendre part aux matchs de plages pour repérer les jeunes talents”, affirme Moussa Kane. Qui ajoute : “ Il faut donc que les autorités en charge du football au Sénégal viennent en appui aux jeunes ici. Ils sont pétris de talents et ils méritent d’être recrutés dans les championnats ou dans les équipes nationales ”.

Intégrer l’équipe nationale de Beach Soccer, c’est le souhait de nombreux jeunes à la plage. Mais malgré leurs profondes ambitions, ils restent bloqués par des moyens financiers. 

Moustapha Diakhité 



 

AVIS DE GRÈVE DU COMES : Les médecins en spécialisation désertent les hôpitaux

Médecins en spécialisation

Pour exiger le paiement de leurs bourses de spécialités et l’amélioration de leur quotidien, le Collectif des Médecins, Pharmaciens, Chirurgiens-Dentistes en Spécialisation du Sénégal (COMES) lance une grève de 48h renouvelables à compter de ce lundi 23 Août. 

Les médecins en spécialisation, regroupés autour du COMES, dénoncent les nombreuses difficultés qu’ils rencontrent dans les établissements publics de santé. Dans un communiqué parvenu hier à L'Actuel ils annoncent une grève de 48h renouvelables les 23 et 24 Août 2021. Ce, disent-ils, pour déplorer “le retard de paiement des bourses de spécialité, ainsi que la réticence du ministère de la Santé et de l’Action Sociale à se lancer dans un vaste chantier de réformes visant à améliorer le quotidien des spécialistes sur l’ensemble du territoire sénégalais”. Pour le Collectif des Médecins, Pharmaciens, Chirurgiens-Dentistes en Spécialisation du Sénégal des pourparlers ont été lancés entre les médecins et le ministère de la Santé. Toutefois, ce dernier n’a pas respecté ses engagements. “Il y a eu des promesses non tenues de la part de l’autorité de tutelle, en l’occurrence le ministère de la Santé et de l’Action Sociale. Depuis lors on a privilégié la négociation mais il s’est trouvé qu’il n’y a pas eu de suite par rapport à quatre points principaux”, a déclaré Dr. Makhan Danfakha, chargé de la communication du COMES, joint par EnQuête. 

Citant les points de discordes, il affirme : “Il y a d’abord 4 mois d’arriérés de bourses de spécialisation et d’allocations de stage rural qui n’ont pas été payés. Il y a aussi le manque de motivation hospitalière pour les DES (Docteurs en Spécialisation) au niveau des hôpitaux alors qu’ils effectuent l’ensemble du travail sans être payés. Ce qui est irresponsable”, a-t-il fustigé. 

M. Danfakha d’ajouter, “Le piédestal de la lutte est le fait qu’on n'a pas encore de statut car pour le moment il n’y a pas de réglementation indéfinie en rapport avec le statut du DES qui est dans un hôpital sans connaître ses devoirs et son rôle. Tout cela devrait être édifié ”, a-t-il affirmé au bout du fil, révélant que des réclamations ont été faites au niveau du ministère de la santé, sans suite. 

Les médecins en spécialisations regrettent enfin l’absence de prise en charge au niveau des établissements hospitaliers. D’après le chargé de la communication du COMES, “les directeurs des hôpitaux peinent à appliquer” l’arrêté du ministère de la Santé, rendant obligatoire la prise en charge des médecins en spécialisation ainsi que de leurs familles dans les établissements publics de santé.

Les docteurs du COMES qui fustigent le manque de solutions définitives face à leurs difficultés, se disent également être sous-estimés. Pour Makha Danfakha, les médecins en spécialisation sont réduits au rang de simples étudiants en stage dans les hôpitaux. “On est considéré comme de simples étudiants. Alors que nous sommes des docteurs assermentés pour la plupart. On ne peut être DES sans avoir un diplôme de doctorat d’État soit en médecine, soit en pharmacie.”

Ainsi, s’il n’obtient pas gain de cause, le COMES envisage d’autres plans d’actions. “Il est prévu un point de presse qu’on compte organiser le mercredi après les 48h pour revenir en détail sur l’avis de grève et éventuellement pour se prononcer sur la suite à donner par rapport à notre mot d’ordre ”, a assuré Makhan Danfakha, chargé de la communication du COMES. 

Moustapha Diakhité 

La Banque Mondiale perfuse le système de santé du Sénégal

  Image d'illustration La Banque Mondiale accorde au Sénégal 135 millions de dollars, soit un peu plus de 70 milliards de FCFA. Des fond...