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vendredi 31 janvier 2020

NOO LANK REGAGNE LA RUE


Le collectif ''noo lank'' a tenue sa marche ce vendredi 31 janvier. De l'université Cheikh Anta Diop de Dakar au rond-point de la poste Médina, ils ont exigé la libération de l'activiste Guy Marius Sagna et l'annulation de la hausse des denrées de première nécessité. 
Les manifestants marchant vers la Médina 

Sous la chaleur accablante, une femme d'une quarantaine d'année suivait avec ténacité le rythme de la marche sur l'avenue Blaise Diagne de la Médina. Habillée en boubou blanc et en pagne rouge, cette manifestante suant au front, est plus que déterminée. Sous le couvert de l'anonymat, elle a dénoncé la détention de Guy Marius Sagna. «Ils doivent libérer Guy Marius Sagna. Il est saint et sauf et il ne souffre d'aucune maladie. Ils veulent l'anéantir comme ils l'ont fait avec Blondin (Omar Blondin Diop).» La contestataire d'ajouter « Au début, ils étaient neuf. Maintenant ils ont libéré tout le monde sauf Guy. Qu'est-ce que c'est que ça ?» Se demandait t-elle. Concernant la hausse des denrées de première nécessité, la dame a jugé la mesure inacceptable. «Tous les prix sont en hausse. Tu vas au marché mais tout a augmenté. L'huile, le riz, le lait et le sucre ont connu une hausse depuis avant hier. C'est la loi du plus fort. C'est ça qu'on appelle la dictature.» A-t-elle regretté. 
Tout comme cette femme, de nombreux citoyens sont descendus dans le rue. jeunes, adultes et vieux ont, en effet, répondu, dès l'après-midi, à l'appel du collectif ''noo lank''. Brassards rouge pour la plupart d'entre eux, ils ont crié haut et fort la libération de l'activiste Guy Marius Sagna et l'annulation de la hausse du prix de l'électricité. De l'université Cheikh Anta Diop de Dakar au rond-point de la poste Médina, ils ont brandi des pancartes et des écriteaux blâmant le président Macky Sall. Des personnalités politiques ont également marqué leur présence à l'image de Mamadou Diop Decroix et Babacar Diop. Selon le leader des Forces Démocratiques Sénégalais (FDS) Babacar Diop, «Cette lutte n'est pas celle de ''noo lank'' ni de Guy Marius Sagna mais c'est le combat de tous les citoyens. Donc tout le monde doit descendre dans la rue pour montrer que c'est le président Macky Sall qui a tort.» Il a ajouté: «Ce que Guy a fait le 29 novembre, nous l'avons fait ensemble. Donc on ne peut pas arrêter les uns et libérer les autres. Cette manière de faire là peut diviser le pays.» A-t-il déploré.
«Il faut instaurer un mémorial des martyrs du mouvement étudiant...»
Cette marche a été aussi l'occasion pour les sénégalais de se souvenir des étudiants décédés. Il s'agit de Balla Gaye, Mamadou Diop, Bassirou Faye et Fallou Sène. Ces derniers ont trouvé la mort alors qu'ils manifestaient contre le non-paiement de leur bourse.  «Nous rendons hommage à tous nos martyrs...Nous leur disons au nom de la jeunesse, que leur combat ne sera jamais en faillite. Parce que chaque époque, chaque moment, chaque période vous verrez d'autres Balla Gaye, d'autres Omar Blondin Diop, d'autres Bassirou Faye et d'autres Guy Marius Sagna. Chapeau à tous les étudiants.» Clame Pape Abdoulaye Touré avant de chanter l'hymne des étudiants. Pour le professeur Babacar Diop, «les étudiants doivent exprimer cette remémoration en instaurant un mémorial des martyrs du mouvement étudiant. Dans ce mémorial on y inscrira les noms de tous les étudiants  qui ont perdu la vie. Parce que si on ne le fait pas, on se rappèlera des uns et on oubliera les autres.»  
Cette manifestation a été un grand exploit pour les membres du collectif ''noo lank''. Ils ont en effet réussi à mobiliser presque toutes les couches de la Médina. Elle est terminée à 18h.

mercredi 29 janvier 2020

Les droits de l'hommiste à la secousse de Guy Marius Sagna


Les organisations des droits de l'homme en conférence de presse

Les organisations des droits de l'homme ont tenu ce mercredi 29 janvier une conférence de presse pour ce prononcer sur la détention de l'activiste Guy Marius Sagna. Seydi Gassama et ses confrères considèrent que l'emprisonnement de Guy Marius Sagna est un «acharnement judiciaire». Ils exigent sa libération dans les brefs délais.  

Amnesty International au Sénégal, la ligue Sénégalaise des droits de l'homme, la RADDHO et l'ONG panafricaine Article 19 ont fait face à la presse ce mercredi matin. Le cas Guy Marius Sagna a été au cœur de la rencontre. En effet, les droits de l'hommistes ont manifesté leur soutien envers l'activiste. En sus, ils ont jugé son emprisonnement inconcevable. Pour eux, c'est une stratégie tendant à le museler. Selon le directeur exécutif de l'Amnesy International au Sénégal, Seydi Gassama, «C'est une affaire politiquement motivée qui n'aurait dû jamais aller en instruction...L'instruction n'était qu'un moyen pour le maintenir en prison.» A-t-il dénoncé. En outre, le droit de l'hommiste voit en l'incarcération de Guy Marius Sagna une manœuvre visant à l'empêcher de ne plus protester. Sous prétexte que l'activitste est habitué à diriger de nombreuses manifestations. «C'est flagrant aux yeux du monde entier que le but c'est de le garder là, de le casser moralement et mentalement en espérant que quand il va sortir, il va arrêter de diriger toutes ces constestations.» A révélé Seydi Gassama . Il n'a pas manqué à tirer sur le chef de l'État. A l'en croire, c'est lui qui est derrière cette stratégie consistant à faire taire l'activiste. «Je pense que le gouvernement se méprend terriblement et je crois que la lettre sortie en prison hier le montre encore une fois. Les gens qui se battent avec les idées, vous pensez que c'est par la prison que vous pouvez les tuer, vous vous trompez.» A-t-il déploré. 
Lui emboîtant le pas, le président de la ligue sénégalaise des droits de l'homme, Me. Assane Dioma Ndiaye a longement critiqué le système justiciaire sénégalais. À son avis, le Sénégal fonctionne sur un système judiciaire «archaïque», n'accordant pas d'indépendance aux magistrats. L'avocat s'est aussi prononcé sur la violation des droits de l'homme commise en la personne de l'activiste Guy Marius Sagna. Selon lui, un État de droit qui ne respecte pas la dignité humaine, qui viole les droits fondamentaux garantis par la constitution, qui fait de la stigmatisation et qui viole le droit à la visite a failli.
– Les droits de l'hommiste menacent de saisir les juridictions internationales:
«Aujourd'hui, il faut s'engager dans un autre combat qui doit être mené sur le terrain du plaidoyer au niveau national et international.» A déclaré le directeur exécutif d'Amnesty Internationale au Sénégal, Seydi Gassama. Les droits de l'hommiste sont, en effet, déterminés à poursuivre le combat pour la libération de Guy Marius Sagna. Ce, par faisant recours aux grandes juridictions internationales. «On n'exclut pas, si la forfaiture continue, à saisir la cour de justice de la CEDEAO. C'est une cour communautaire qui a montré son efficacité dans la protection des droits humains des sénégalais.» A assuré le droit de l'hommiste.  
Il y a quelques heures, Guy Marius Sagna avait écrit une lettre dans laquelle il s'indignait contre sa détention. Intitulée ''l'Afrique s'éveille, Elle ne dois pas se recoucher'', ce message vise directement le doyen des juges, Samba Sall, mais aussi le président de la République, Macky Sall. L'activiste a été placé sous mandat de dépôt le 29 novembre 2019 à la suite d'une manifestation devant le palais présidentiel avec ses partisans dont Babacar Diop. Ces derniers sont libérés provisoirement mais Guy Marius Sagna reste pour le moment derrière les barreaux de la prison de camp pénal. 

samedi 18 janvier 2020

FÊTE DU PRINTEMPS CHINOIS À L'INSTITUT CONFICIUS DE L'UCAD

                               
L'ambassadeur de la République de Chine Chante sur le podium.
                                  

                                     L'ENTENTE SINO-SÉNÉGALAISE AU CŒUR.

L'Institut conficius de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar a célébré la fête du printemps chinois ce samedi 18 janvier 2020. Cette cérémonie, marquant le nouvel an chinois, réaffirme les bonnes relations entre le Sénégal et la Chine. 

C'est la fête à l'institut conficius de l'UCAD. En effet, la célébration du nouvel an Chinois est l'occasion pour le Sénégal et la Chine de renforcer leurs rapports amicaux. Cette réception, a réunie de nombreuses personnalités. L'ambassadeur de la République de Chine au Sénégal, Zhang Xun, le recteur de l'UCAD, Ibrahima Thioub, la conseillère technique du Ministère du commerce et des PME, Codou Faye et beaucoup d'autres ont assisté à la fête. Sénégalais et chinois ont aussi pris part à la cérémonie.

- Un événement folklorique

La cérémonie sest ouvert à 10h avec un discours d'accueil de la Directrice de l'institut, Cui jiE. Par la suite, des prestations se sont tenu sur le podium. La présence du groupe de rap «Bideew bu bees» a signé les temps forts de l'événement. Leurs chansons, rythmés par de chauds pas danses, amusent les hôtes. Des spectacles de Kung-fu se sont également passé sur scène. Des artistes martiaux ont illustré leurs talents à travers des séances. De plus, des étudiants et des professeurs ont chanté des poèmes faisant des louanges aux deux pays. S'en sont suivi aussi des pièces de théâtre, une partie de jeu et une session de tam-tam. Ces manifestations folkloriques contribuent à grande échelle au durcissement des relations sino-sénégalaises.

- Des relations amicales sino-sénégalais chaleureuses

Chaque année, la fête du printemps chinois est célébrée dans un contexte d'entente avec le Sénégal. Cette fois-ci, ''l'empire du milieu'' partage sa fête avec le peuple sénégalais. «Le printemps que l'institut organise ici est un moment de communion pour fêter la fraternité sino-sénégalaise. Actuellement le Sénégal et la Chine ont de bons rapports sur le plan diplomatique comme sur le plan culturel.» Affirme Élimane Ndiaye, professeur de chinois à l'institut Conficius. La culture est bien à l'honneur dans cette cérémonie. Le brassage culturel entre le Sénégal et la Chine est bien remarqué dans la réception. En fait, cette relation s'est illustrée à travers diverses prestations lors de la cérémonie. Pour M. Ndiaye, «C'est un moment de partage. La Chine n'est pas seulement concernée dans les manifestations faites ici. Il y a du wolof dedans. C'est pour montrer le dialogue entre les deux pays.» Sur le volet diplomatique aussi, la Chine prouve de nouveau son esprit d'ouverture à travers sa fête du printemps. Le Sénégal, également un pays de dialogue, étale le tapis rouge, à son hôte. «Le sénégal est un pays de ''Teranga'' comme vous le savez. Et cette ''Teranga'', il le partage également avec la Chine parce qu'ils sont des pays très chaleureux. Ils aiment le partage et ils ont de nombreuses valeurs.» Lance le professeur. Selon lui, «partout en Afrique des instituts Conficius sont ouverts non seulement pour enseigner la langue et faire la diffusion de la culture chinoise, mais aussi pour apprendre les langues africaines et comprendre leurs cultures.»
Le fête du printemps chinois marque la venue d'une nouvelle année en Chine. Utilisant le calendrier lunaire, la Chine célèbre ses événements avec des pays frères comme le Sénégal. 

vendredi 3 janvier 2020

Le retour de la SEN TV

Le conseil National de Régulation de l'audiovisuel (CNRA) lève la sanction infligée à la SEN TV. La chaîne va désormais redémarrer ses activités ce samedi 04 janvier 2020 à partir de minuit. L'annonce est faite ce vendredi par le gendarme de l'audiovisuel.



C'est à travers une notification signée ce 02 janvier 2020 que le CNRA prend la décision de lever la suspension de la diffusion des programmes de la SEN TV. Le Groupe DMÉDIA va donc voir l'ouverture de sa chaîne sous peu. Dans ladite notification adressée au Président Directeur Général du Groupe, Bougane Gueye DANY, le président du Conseil National, Babacar DIAGNE annonce la nouvelle.  Selon lui, «le collège du CNRA, après avoir délibéré en sa séance de ce 02 janvier 2020, à pris la décision portant levée de la décision de suspension de la diffusion des Programmes de la SEN TV à compter du samedi 04 janvier 2020 à minuit.» En vérité, ceci fait suite à la médiation engagée hier par le SYNPICS, le Conseil de l'Observation des Règles d'Éthique et de Déontologie (CORED), le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse (CDEPS) pour solutionner à la mesure prise par le CNRA. 
Pour rappel, le Conseil National de Régulation de l'Audiovisuel avait pris la décision le 31 décembre 2019 de suspendre les programmes de la SEN TV pour une semaine. La raison évoquée par le gendarme de l'audiovisuel est le refus de la première chaîne urbaine d'arrêter la publication de produits de dépigmentation. Cette mesure a par la suite suscitée de vives réactions. Le Syndicat des Professionnels de l'Information et de la Communication Sociale du Sénégal (SYNPICS) a dénoncé un «coup sacré à la démocratie». De même, les sorties du Président Directeur Général du groupe DMÉDIA, Bougane Gueye DANY et de plusieurs patrons de presse ont été saillantes. Ils y voient en fait, une mesure politiquement motivée. Une tentative de musèlement.

«Nous avons été choqué...»

Toutefois, le président du CNRA, Babacar Diagne se dit être choqué d'avoir entendu que cette sanction est politique. D'ailleurs, au cours de l'émission Soird'info sur la Télévion Futur Média, il affirme: «Nous avons pris une décision préparée trois jours avant...Nous ne savons  même pas qu'Ousmane va passer sur la SEN TV.» dit-il. À l'en croire, il n'y a aucun lien entre la mesure prise et la politique. Pour m. Diagne, cette conception selon laquelle la sanction de la SEN TV est affiliée au discours du président du parti PASTEF ce 31 décembre relève de la manipulation. La chaîne va donc rouvrir ce samedi 04 janvier, après trois jours de fermeture. 

La Banque Mondiale perfuse le système de santé du Sénégal

  Image d'illustration La Banque Mondiale accorde au Sénégal 135 millions de dollars, soit un peu plus de 70 milliards de FCFA. Des fond...