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mercredi 29 janvier 2020

Les droits de l'hommiste à la secousse de Guy Marius Sagna


Les organisations des droits de l'homme en conférence de presse

Les organisations des droits de l'homme ont tenu ce mercredi 29 janvier une conférence de presse pour ce prononcer sur la détention de l'activiste Guy Marius Sagna. Seydi Gassama et ses confrères considèrent que l'emprisonnement de Guy Marius Sagna est un «acharnement judiciaire». Ils exigent sa libération dans les brefs délais.  

Amnesty International au Sénégal, la ligue Sénégalaise des droits de l'homme, la RADDHO et l'ONG panafricaine Article 19 ont fait face à la presse ce mercredi matin. Le cas Guy Marius Sagna a été au cœur de la rencontre. En effet, les droits de l'hommistes ont manifesté leur soutien envers l'activiste. En sus, ils ont jugé son emprisonnement inconcevable. Pour eux, c'est une stratégie tendant à le museler. Selon le directeur exécutif de l'Amnesy International au Sénégal, Seydi Gassama, «C'est une affaire politiquement motivée qui n'aurait dû jamais aller en instruction...L'instruction n'était qu'un moyen pour le maintenir en prison.» A-t-il dénoncé. En outre, le droit de l'hommiste voit en l'incarcération de Guy Marius Sagna une manœuvre visant à l'empêcher de ne plus protester. Sous prétexte que l'activitste est habitué à diriger de nombreuses manifestations. «C'est flagrant aux yeux du monde entier que le but c'est de le garder là, de le casser moralement et mentalement en espérant que quand il va sortir, il va arrêter de diriger toutes ces constestations.» A révélé Seydi Gassama . Il n'a pas manqué à tirer sur le chef de l'État. A l'en croire, c'est lui qui est derrière cette stratégie consistant à faire taire l'activiste. «Je pense que le gouvernement se méprend terriblement et je crois que la lettre sortie en prison hier le montre encore une fois. Les gens qui se battent avec les idées, vous pensez que c'est par la prison que vous pouvez les tuer, vous vous trompez.» A-t-il déploré. 
Lui emboîtant le pas, le président de la ligue sénégalaise des droits de l'homme, Me. Assane Dioma Ndiaye a longement critiqué le système justiciaire sénégalais. À son avis, le Sénégal fonctionne sur un système judiciaire «archaïque», n'accordant pas d'indépendance aux magistrats. L'avocat s'est aussi prononcé sur la violation des droits de l'homme commise en la personne de l'activiste Guy Marius Sagna. Selon lui, un État de droit qui ne respecte pas la dignité humaine, qui viole les droits fondamentaux garantis par la constitution, qui fait de la stigmatisation et qui viole le droit à la visite a failli.
– Les droits de l'hommiste menacent de saisir les juridictions internationales:
«Aujourd'hui, il faut s'engager dans un autre combat qui doit être mené sur le terrain du plaidoyer au niveau national et international.» A déclaré le directeur exécutif d'Amnesty Internationale au Sénégal, Seydi Gassama. Les droits de l'hommiste sont, en effet, déterminés à poursuivre le combat pour la libération de Guy Marius Sagna. Ce, par faisant recours aux grandes juridictions internationales. «On n'exclut pas, si la forfaiture continue, à saisir la cour de justice de la CEDEAO. C'est une cour communautaire qui a montré son efficacité dans la protection des droits humains des sénégalais.» A assuré le droit de l'hommiste.  
Il y a quelques heures, Guy Marius Sagna avait écrit une lettre dans laquelle il s'indignait contre sa détention. Intitulée ''l'Afrique s'éveille, Elle ne dois pas se recoucher'', ce message vise directement le doyen des juges, Samba Sall, mais aussi le président de la République, Macky Sall. L'activiste a été placé sous mandat de dépôt le 29 novembre 2019 à la suite d'une manifestation devant le palais présidentiel avec ses partisans dont Babacar Diop. Ces derniers sont libérés provisoirement mais Guy Marius Sagna reste pour le moment derrière les barreaux de la prison de camp pénal. 

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