Les mesures édictées par le ministère de la Santé et de l'Action Sociale pour se protéger de la covid-19 ne sont pas toutes respectées. Malgré la hausse du nombre des cas (823 cas dont 517 sous traitement à l'heure où ces lignes sont écrites) certains continuent tout de même de braver les interdits. Ce, en se rassemblant dans les lieux publics, bafouant de facto l'une des mesures barrières les plus importantes: la distanciation sociale. La négligence de cette disposition préventive est décisive dans la propagation rapide du virus.
Les images devenues virales à travers les réseaux sociaux ou à travers les informations télévisées font froid dans le dos. En effet, nombreux sont les citoyens qui ne respectent pas la mesure consistant à distancer autrui à un mètre. C'est le constat fait dans certains lieux publics tels que les marchés, les boulangeries ou encore les gares routières. Ces zones, en tant qu'espaces de rassemblement, favorisent la formation des mouvements de foule. Des "va-et-vient" intenses s'y passent. Les principaux acteurs, motivés par leurs besoins, établissent souvent des interactions sociales importantes. À bien y voir, "les un mètre" de distance ne sont pas pris en compte. En conséquence, le contact corporel peut être un facteur probant dans la transmission du virus mortel.
Une sensibilisation peu convaincante, que faire?
Jusque-là, le message semble être inaudible. Certains peinent à comprendre ce que c'est que la distanciation sociale dans leurs langues maternelles. Bien souvent, les autorités sanitaires ne prennent pas le temps de faire une traduction et une explication détaillées de cette mesure lors des points de presse quotidiens. Dans une population où les 2/3 sont analphabètes, il importe de mettre en application une stratégie de sensibilisation cohérente de tel enseigne que tout le monde puisse comprendre ce geste barrière.
De plus, des actions et des illustrations menées sur le terrain pourraient permettre aux acteurs mercantiles de prendre leurs dispositions afin de vendre sans trop se rapprocher de leurs clients.
Même son de cloche dans certaines boulangeries de la place qui constituent en ces temps de jeûne, de réelles bombes à retardement. Hormis le port de masque ou l'utilisation d'une solution hydro-alcoolique, la distanciation physique est trop négligée dans les rangs.
D'autant plus, des mesures sécuritaires tendant à faire respecter l'écart d'un mètre, doivent être entreprises dans les gares routières. En effet, les voyageurs sur place, ne sachant plus à quel Saint se vouer à quelques minutes du couvre-feu, s'amassent auprès les arrêts de bus sans prendre leurs précautions. Dès qu'un transport urbain arrive, ils les pourchassent en désordre bravant l'interdiction sanitaire.
Grosso modo, une bonne sensibilisation comprise par tous les acteurs sociaux peut bel et bien contribuer à barrer la route à la covid-19. Mais malheureusement, le feed-back du message des autorités sanitaires ne convainc pas sur le terrain.






