La localité de Cap-Skirring a été dans la matinée de ce samedi le théâtre de violents affrontements entre populations et forces de l'ordre. Les manifestants sont descendus dans la rue pour dénoncer une pénurie d'eau datant depuis des décennies.
Mettre un terme à la pénurie d'eau qui date depuis plusieurs décennies, tel a été le cri de cœur lancé ce samedi matin par les habitants de cap-skirring. Pour exprimer leur colère, les populations, constituées majoritairement de jeunes, sont sorties en masse, arborant des brassards rouge. Ils ont barré des points de passage, brûlé des pneus et jeté des projectiles aux forces de l'ordre. «Depuis des décennies, contrairement à tous les villages qui nous entourent, la première doléance des populations du Cap devant toute autorité locale, centrale ou devant tout candidat à une élection, est celle de l'accès à l'eau potable.» A déclaré Abdourahmane Diallo, porte-parole de l'association "Li yittel Cap-skirring."
Mais la manifestation a été réprimée par les forces de sécurité. D'après des sources su place, des grenades lacrymogènes ont été jetées. Les policiers ont également fait usage de balles réelles pour disperser la foule. Une manière de faire décriée par les manifestants. «Nous nous sommes levés pour effectuer une marche pacifique. Mais le sous-préfet a envoyé les gendarmes. Ne pouvant plus contenir la foule, ils ont tiré des balles sur nous. ça c'est inacceptable.» A fulminé Hala Hala manifestant.
Selon les bilans publiés par les autorités locales, plusieurs blessés ont été enregistrés dont trois personnes dans un état grave. parmi ces individus grièvement touchés, un homme est atteint par balle. La brigade de la gendarmerie de Cap-skirring, ayant bénéficié du renfort de la lésion de la gendarmerie de Ziguinchor, a arrété plusieurs manifestants.
Les blessés ont été transférés en premier lieu au centre de santé d'Oussouye avant d'être conduits à l'hôpital de Ziguinchor.
Dans ce contexte de crise sanitaire, les populations du cap, situé dans le département d'Oussouye, ont battu le pavé. À en croire leur porte-parole, les prochaines manifestations vont viser les travaux d'extension des forages hôtéliers et l'arrêt de l'exploitation et de la commercialisation de l'usine "la Casamançaise" s'ils n'obtiennent pas gain de cause.







