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samedi 30 mai 2020

BRAS DE FER ENTRE MANIFESTANTS SOIFS ET FORCES DE SÉCURITÉ AU CAP-SKIRRING



Guérilla urbaine à Cap-skirring


La localité de Cap-Skirring a été dans la matinée de ce samedi le théâtre de violents affrontements entre populations et forces de l'ordre. Les manifestants sont descendus dans la rue pour dénoncer une pénurie d'eau datant depuis des décennies.

Mettre un terme à la pénurie d'eau qui date depuis plusieurs décennies, tel a été le cri de cœur lancé ce samedi matin par les habitants de cap-skirring. Pour exprimer leur colère, les populations, constituées majoritairement de jeunes, sont sorties en masse, arborant des brassards rouge. Ils ont  barré des points de passage, brûlé des pneus et jeté des projectiles aux forces de l'ordre. «Depuis des décennies, contrairement à tous les villages qui nous entourent, la première doléance des populations du Cap devant toute autorité locale, centrale ou devant tout candidat à une élection, est celle de l'accès à l'eau potable.» A déclaré Abdourahmane Diallo, porte-parole de l'association "Li yittel Cap-skirring."
Mais la manifestation a été réprimée par les forces de sécurité. D'après des sources su place, des grenades lacrymogènes ont été jetées. Les policiers ont également fait usage de balles réelles pour disperser la foule. Une manière de faire décriée par les manifestants. «Nous nous sommes levés pour effectuer une marche pacifique. Mais le sous-préfet a envoyé les gendarmes. Ne pouvant plus contenir la foule, ils ont tiré des balles sur nous. ça c'est inacceptable.» A fulminé Hala Hala manifestant. 
Selon les bilans publiés par les autorités locales, plusieurs blessés ont été enregistrés dont trois personnes dans un état grave. parmi ces individus grièvement touchés, un homme est atteint par balle. La brigade de la gendarmerie de Cap-skirring, ayant bénéficié du renfort de la lésion de la gendarmerie de Ziguinchor, a arrété plusieurs manifestants. 
Les blessés ont été transférés en premier lieu au centre de santé d'Oussouye avant d'être conduits à l'hôpital de Ziguinchor.
Dans ce contexte de crise sanitaire, les populations du cap, situé dans le département d'Oussouye, ont battu le pavé. À en croire leur porte-parole, les prochaines manifestations vont viser les travaux d'extension des forages hôtéliers et l'arrêt de l'exploitation et de la commercialisation de l'usine "la Casamançaise" s'ils n'obtiennent pas gain de cause. 


jeudi 28 mai 2020

S'ENTRAINER À TOUT PRIX MALGRÉ LA PRÉSENCE DU VIRUS


Des jeunes jouent au foot à la plage
                             
               
Le sport reste une activité indispensable pour bon nombre de citoyens. Mais en ces temps de crise sanitaire, rares sont les sportifs qui respectent les gestes barrières. À la plage de Diamalaye, les gens travaillent leurs corps. La présence du virus est reléguée au second plan. Reportage!

Ce matin sur la plage de Diamalaye, Babacar Diouf fait passionnément ses activités physiques. Ce jeune maçon en même temps lutteur est un amoureux du sport. Allure  achalandée, il se livre au "Bakou" (danse traditionnelle des lutteurs) après chaque séance d'appui-avant. Selon lui, rester un jour sans s'entrainer est inimaginable. «Moi je suis un lutteur. Je m'entraine pour être en forme. Rester un jour sans faire du sport ce n'est même pas bon.» Confie-t-il. Jeune d'une vingtaine d'années, teint noir, équipements bien serrés et sueurs coulant sur tout son corps, B. Diouf porte tout sauf un masque de protection. Toutefois, d'après lui, la covid-19 ne l'ébranle guère. «Non ce n'est pas un problème. Je m'entraine tout simplement. Quand je terminerai mes activités, je rentrerai. Et une fois avoir pris mon bain je peux enfiler mon masque et utiliser un gel hydro-alcoolique.» Lance le sportif, confiant.
Quelques pas après se trouve Mohamed. L'homme de petite taille, la quarantaine dépassée, est en pleine séance physique. Visage clair, pieds ensevelis par le sable, Mohamed répond au "salamék" avec un rire jaune. La perturbation semble être mal appréciée. Interpelé sur ce qui lui pousse à s'activer sans se protéger, il répond: «Je fais du sport et puis c'est tout. Vous savez j'avais fais un accident vasculaire cérébrale (AVC) ces derniers jours et on m'a recommandé de faire du sport couramment.» Révèle-t-il avant d'ajouter: «Je ne peux pas faire cela à la maison car là-bas il n'y a pas d'espace. Alors je suis obligé de sortir dans un espace aéré, surtout avec le sable pour mieux en profiter.» Témoigne le sportif.
La plage de Diamalaye accueille ce jour de nombreux sportifs. La majorité sont des jeunes. Chacun d'entre eux pratique le sport de son choix. Certains viennent en groupe avec un ballon; le foot est au rendez-vous. D'aucuns font du jogging et d'autres font des séances physiques. Ici, presque personne ne prend en considération la présence du nouveau coronavirus. La joie de recouvrer la liberté l'emporte sur la contrainte liée au virus mortel. Nonobstant cela, d'aucuns prennent leurs précautions en arborant un masque de protection. C'est le cas notamment de Fred, assis à même le sol après avoir effectué des étirements. «Je prends très au sérieux la maladie. En venant, j'ai porté mon masque pour me protéger parce que j'entrais en contact avec les gens. Mais à mon arrivée,  je l'ai enlevé pour mieux m'entrainer car c'est impossible de s'entrainer en portant un masque.» Justifie-t-il. 

Les forces de sécurité surveillent la plage de Diamalaye

Dans ce contexte d'assouplissement des mesures barrières, la plage semble être le seul rempart pour bon nombre de jeunes, d'adultes et de personnes âgées. Cependant les risques de propagation restent encore réelles vu que de nombreux citoyens négligent considérablement les gestes de prévention comme par exemple le port de masque et la distanciation physique d'au moins un mètre. Mais pour instaurer l'ordre, des éléments de la brigade de la proximité de Yoff rôdent sur la plage de Diamalaye. Leurs objectifs consistent à disperser toute formation de foule mais aussi pour empêcher les déplacements inutiles. Lorsqu'une fille faisant du jogging se présente, un agent de sécurité l'alpague et l'a signifie de rebrousser chemin. Mais elle est finalement sauvée par un autre limier. «On est là pour interdire les rassemblements. Si on laisse les gens venir ici, ils vont former des regroupements et ça ce n'est pas bon.» Nous souffle une source policière. 
La plage de Diamalaye se situe à Dakar-Nord. Là, 386 cas de covid-19 sont recensés par les services du ministère de la Santé. Malgré ce chiffre, les gens vaquent à leurs activités sportives, joviaux, tout en bottant en touche le virus. 

mercredi 27 mai 2020

DES ENSEIGNANTS DANS LE DÉSARROI, MOUSSA DIOP RAILLE ET PRÉCISE


         
Les enseignants convoqués au terminus Liberté 05

Regroupés ce mercredi matin au terminus Liberté 05 pour être convoyés dans leurs régions respectives, les enseignants ont exprimé des réticences face aux conditions posées par le ministre de l'Éducation Nationale et son homologue des Transports Terrestres.

L'atmosphère a été vive dans la matinée de ce mercredi au terminus Liberté 05. Les enseignants en partance de Dakar pour Louga, Saint-Louis, Fatick ou Kaolack ont pris d'assaut les lieux pour les besoins de leurs transports. Rassemblés sous le soleil, ils sont contraints par des pénuries de bus et sont exposés aux risques de propagation du nouveau coronavirus. Agacés par les conditions de leurs acheminements, "les soldats de la craie" ont exprimé leurs colères aux ministres de l'Éducation Nationale  et à celui des Transports Terrestres. «Depuis ce matin nous sommes là. Ils nous ont dit que deux bus pour Nioro sont seulement disponibles, les autres bus ne sont pas encore sur place. Ils nous ont dit alors de patienter. Nous nous sommes adressés auprès du représentant du ministère de l'Éducation Nationale. Mais ce dernier n'a rien à nous dire que de rester là toute la journée. Nous ne l'accepterons pas!» Rouscaille Pape Ousmane Diop, professeur. Pour madame Sagna: «On nous a convoqué à 14h mais nous sommes là depuis ce matin. Les choses sont confuses ici. Nous n'avons pas encore de bus pour nous transporter. Mais nous espérons.»
Tenaillés entre désorganisations, bousculades, famine et fatigue, les enseignants ont estimé que le mode opératoire mis en place pour assurer leur convoyage est inopérant. Sur la base de cela, certains ont proposé des solutions. «Ce serait mieux s'ils nous conduiraient près de nos villages. Mais ils ne le ferons pas. Ils vont nous déposer très loin dans les départements.» A pensé madame Sagna. Par ailleurs, d'autres ont proposé une décentralisation des points de départ pour éviter le possible transfert et transport du virus.
Présent sur les lieux pour s'enquérir de l'état de la situation, le Directeur Général de Dakar Dem Dikk, Moussa Diop, a tourné en dérision les frustrations des instituteurs. Selon lui, seule la discipline peut permettre de mener à bien l'opération dans la transparence. «Nous n'avons pas besoin d'enseigner les bonnes méthodes aux éducateurs. Ils devraient faire la queue devant chaque bus qui leur sont respectives.» Minimise M. Diop. Toutefois, le Dg de Dakar Dem Dikk a reconnu que de nombreux manquements ont perturbé le trafic. Mais, il a apporté des précisions en renvoyant la responsabilité au ministère de l'Éducation Nationale. «On nous a donné une base de données avec 27 personnes. Mais quand nous sommes venus ici, nous avons trouvé 377. Alors pour ne pas gâcher l'affaire j'ai donné instruction pour qu'on m'amène d'autres bus afin de transporter tout le monde.» A déclaré m. Moussa Diop. 
L'annonce faite par le ministère de l'Éducation Nationale d'assurer le transport des enseignants a pris ces derniers de court. Dans la journée d'hier seulement (mardi), de nombreux instituteurs ont répondu à l'appel. Ironie du sort, des rassemblements dangereux et des bousculades de foule se sont produits. Le même scénario s'est également reproduit à un moment donné ce mercredi. Mais les sécurités ont imposé la formation des queues pour une bonne organisation. Ce jeudi 28, d'autres enseignants vont être encore transportés. 



mercredi 20 mai 2020

LES ACTES CRIMINELS, L'AUTRE CORONA




violences meurtrières au Sénégal


Les cas de meurtres enregistrés ces derniers jours installent un climat de méfiance dans la population sénégalaise. Leurs atrocités reposent la question de l’insécurité dans la société.


À l’heure où tous les esprits sont obnubilés par la pandémie du coronavirus, un autre virus continue imperceptiblement d’élargir son champ. Il s’agit des cas de meurtres commis ces temps-ci. En effet, les séries macabres gagnent pas à pas leurs places dans l’actualité, dominée à grandes échelles par la covid-19. On ne peut se réveiller maintenant sans voir une ‘’Une’’ de journal publier un nouveau cas de meurtre ou des rebondissements sur des affaires similaires. Considérés comme ignobles, ces crimes changent de plus en plus le visage de la société. La ‘’téranga’’qui a longtemps rayonné ce pays semble laisser la place à la zizanie. Autrement dit, l’insécurité étale ses tentacules vu que les crimes passionnels deviennent monnaie courante.
Dans la semaine passée seulement, deux cas de meurtres sont signalés, l’un à Kounoune, dans le département de Rufisque et l’autre à Touba Thiaroye Kaw. À Kounoune, une femme, dénommée Souadou Ndiaye, a ébouillanté puis tabassé sa belle-mère Khady Diouf. Les faits se sont déroulés dans la journée du vendredi 15 mai. Quelques heures après ce funèbre évènement, Touba Thiaroye Kaw a inscrit son nom dans l’actualité. En effet, Khadimatou Diallo a succombé à ses blessures dans la nuit du vendredi 15 au samedi 16. D’après des sources proches du dossier, elle, et sa colocataire et rivale, Mariam Sall, se regardaient en chiennes de faïences. Le mal est tombé lorsqu’elle voulait déverser de la soupe sur son adversaire. Hélas ! C’est elle qui paiera finalement les pots cassés car Mariam s’est emparé d’un bol remplie de bouillie de riz (sombi) très chaud et le lui a versé sur son dos.
À ces actes criminels s’ajoute la mort d’un orpailleur, tué lors d’une bagarre dans un bar à Kédougou par son opposant. Mais la tragédie qui a sans nul doute fait couler beaucoup de larmes est l’aveu de Bara Touré, du nom de ce père de famille, qui a affirmé avoir égorgé ses deux enfants dans la nuit du 26 au 27 septembre 2019 à Touba.
Quid des assassinats de Binta Camara, de Mariama Diagne, d’Aminata Ka, de Ndioba Seck et autant d’autres ayant perdu atrocément la vie ? Somme toute, ces crimes remettent en question la sécurité sociale dans le pays. Le Directeur de la Sécurité Publique, Abdou Wahab Sall, affirmait lors de l'émission Jury du dimanche du 05 avril 2020 qu'entre janvier et février 2020, 17 meurtres ont été enregistrés. Cependant, les efforts consentis, selon lui, pour éradiquer ces violences criminelles restent peu convaincantes.







mercredi 13 mai 2020

LA RÉGION DE DAKAR "COVIDÉE" PAR UNE FORTE CROISSANCE DÉMOGRAPHIQUE

                         
Dakar, la capitale du Sénégal

Dakar, la capitale sénégalaise, polarise à elle seule 1449 cas de covid-19 (à l'heure où ces lignes sont écrites). C'est la région la plus touchée de toutes les 10 autres affectées. La principale cause de l'expansion rapide du virus est sa forte croissance démographique.

En tant que capitale économique, politique et culturelle du Sénégal, la région de Dakar, 3 835 019 habitants (ANSD), est frappée de plein fouet par la covid-19. En effet, 1449 cas sont recensés depuis le début l'apparition de la maladie sur le territoire national en mars. Les quatre secteurs les plus contaminés représentent le cœur de la capitale économique. Il s'agit de Dakar-Ouest (311), Dakar-Sud (271), Dakar-Centre (231) et Dakar-Nord (176). Les autres localités, incarnant la banlieue dakaroise, comme les Parcelles Assainies (plus de 80 cas), Guédiawaye (73) et Pikine (46), sont moins touchées. Néanmoins, elles constituent de réelles bombes à retardement. 
Dakar doit ce taux de contamination record à sa forte croissance démographique.  Concentrant 80% de l'activité économique, la capitale attire de nombreux campagnards. Ces derniers, par le biais de l'exode rural, effectuent le déplacement pour trouver de l'activité pour vivre dans de bonnes conditions. La plupart d'entre eux s'activent dans les marchés ou dans les autres lieux de commerces. Ainsi, les échanges entre marchands et clients contribuent massivement au transfert du virus. Comme l'a souligné le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, lors d'un point de presse, «les commerçants sont les plus exposées face à la pandémie».     
Cette concentration humaine explique, par ailleurs, la multiplicité des moyens de transport. Les transports urbains, communément appelés ''Ndiaga Ndiaye ou ''cars rapides'' ou encore les bus de type "TATA", occupent une place primordiale à Dakar. En fait, ils assurent les déplacements des 3 millions de dakarois. Cependant, les regroupements de foule autour des gares routières restent de principaux vecteurs de contamination.
Dakar est non seulement peuplée mais une frange de sa population exprime souvent des réticences envers les mesures de prévention édictées par les autorités sanitaires. Le constat est là. Seule la capitale globalise le nombre de décès le plus élevé. Nonobstant cela, des experts compétents prévoient une possible gravité de la situation. Pour cause, ils estiment que les effets des mesures restrictives prises par le chef de l'État, lors de son discours à la nation le lundi 11 mai, pourraient être négatifs pour Dakar. Autrement dit, le nombre de cas pourrait connaître une hausse fulgurante. 


mardi 5 mai 2020

PRÉCARITÉ DES PERSONNES ÂGÉES FACE À LA PANDÉMIE DE LA COVID-19


 La covid-19 tue plus les personnes âgées que les jeunes ou les enfants. Cette situation soulève de nombreuses questions sur la vulnérabilité de celles-ci face à la pandémie. Le Visionnaire apporte, à travers cette analyse, des éléments de réponse.


Une personne âgée, atteint de la covid-19, en soin à l'hôpital 

De tous les morts enregistrés depuis le début de la pandémie en 2019, les personnes âgées occupent le taux de mortalité le plus élevé. Elles sont plus que menacées par la covid-19, qui peut faire des milliers de décès par jour. Mais cette situation ne laisse pas indifférent les experts sanitaires. Ils ont, dès les premiers constats, fourni des explications afférentes au nombre considérable de morts chez les cas du troisième âge. Ainsi, il importe de noter que le système immunitaire est fragile chez les individus de cette catégorie. Parce que sous le poids de l'âge, les organismes vivants vont avoir des capacités très réduites pour lutter contre les agents pathogènes ayant infiltré le corps. Cela peut s'expliquer très simplement. Les personnes âgées sont, pour la plupart du temps, frappées par d'autres maladies antérieures. C'est le cas notamment de l'hypertension artérielle, du diabète, de la pneumonie (tabagisme), asthme, du cancer, etc. En plus, force est de reconnaître que d'autres virus auraient, par le passé, pénétré les corps de ces gens. Tous ces facteurs élucident la vulnérabilité des personnes âgées face à la pandémie de la covid-19. Pour la plupart d'entre eux, sortir indemne de l'épreuve covid-19, est un miracle. Mais au cas contraire, ils risquent d'être des cas graves.

Le cas des cas graves 

En vérité, certains individus, la cinquantaine dépassée, rencontrent d'énormes difficultés lors de leurs prises en charges dans les services de réanimation. Il s'agit des cas graves. Ils sont nombreux en Europe, aux États-Unis ou encore au Sénégal. Ces types de patient font face à des pathologies graves, qui fragilisent grièvement leurs systèmes immunitaires. Ils rencontrent des maladies dangereuses susceptibles de les conduire dans les services de réanimation. Ils peuvent être frappés de détresse respiratoire, embolie pulmonaire, des maladies cardio-vasculaires, etc. Ils peuvent également sombrer dans le coma. Le chef du service des maladies infectieuses et tropicales de l'hôpital Fann, Pr. Moussa Seydi, apporte des précisions par rapport à ces cas, qui, faut-il le préciser, sont souvent des personnes âgées. Selon lui, tous les malades qui sont décédés avaient des antécédents très lourds. Ils avaient des comorbidités et étaient sous ventilation mécanique.


                         


Au Sénégal, où tous les onze décès enregistrés sont des personnes âgées ou presque, toutes les conditions ne sont pas réunies pour assurer une protection idoine des "vieux". C'est ce qui est à l'origine de l'expansion des maladies chroniques chez eux. Pour le gériatre (médecin spécialisé dans les soins des personnes âgées), Dr. Mamadou Koumé, les personnes du troisième âge sont les personnes qu'il faut protéger en priorité. Pour cela, il faut qu'ils aient une bonne prise en charge humanitaire. Par exemple, une excellente hygiène de vie et des activités physiques régulières doivent leurs être prescrites. De même, il faut veiller sur eux de tel sorte qu'ils respectent les mesures barrières. Mais il faut surtout les sensibiliser sur la gravité de la pandémie à coronavirus. 

La Banque Mondiale perfuse le système de santé du Sénégal

  Image d'illustration La Banque Mondiale accorde au Sénégal 135 millions de dollars, soit un peu plus de 70 milliards de FCFA. Des fond...