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mercredi 20 novembre 2019

Polémique sur la santé de l'ex président Tchadien

       
          LES AVOCATS DES VICTIMES BARRENT LA ROUTE À HISSÈNE HABRÉ

Le collectif des avocats des victimes de l'ex président Tchadien, Hissène Habré, brisent le silence. À la suite des sorties, ces derniers jours, de l'ancienne première dame Fatim Raymone Habré, les robes noires bottent en touche et rejettent toute idée d'une grâce.  

Les défenseurs des victimes de l'ancien président Tchadien restent impitoyables face aux déclarations faites par son épouse Mme Fatim Rayonne Habré. En effet, le collectif des avocats, sous la direction de l'avocate au barreau de N'djaména, Me Jacqueline Moudeina désapprouvent les dires de l'ancienne première dame selon lesquels l'état de santé de l'ex président s'est dégradé. De plus, les robes noires jugent inconcevables les souhaits des soutiens de Hissène Habré. Ces derniers veulent une grâce médicale à l'ancien président afin de prendre des soins médicaux chez lui. D'après les indications du collectif, « les avocats et soutiens de Hissène Habré prétendent qu'il serait malade et demandent aux autorités sénégalaises que lui soit accordé une grâce. Nous, les avocats des milliers de ses victimes, rejetons cette demande et exigeons que, conformément au verdict historiquement prononcé par les Chambres africaines extraordinaire (Cao) et aux obligations internationales du Sénégal, M. Hissène habré purge sa peine de réclusion à vie à laquelle il a été condamné.». Le collectif minimise également les affirmations de l'épouse d'Hissène Habré. «Si M. Habré est vraiment malade, un traitement adapté peut et doit lui être prodigué sans que l'exécution de sa peine ne soit suspendue par une mesure de grâce.» Déclare-t-il. 
La semaine dernière, Mme Fatim Raymonne Habré soulevait la polémique sur une éventuelle détérioration de la santé de l'ex président Tchadien. À l'en croire, Hissène Habré souffrait d'une fracture à la main à la suite d'une chute dans sa cellule à la prison de Cap Manuel. Toutefois, les responsables de l'administration pénitentiaire battent en brêches ces déclarations. Ils considèrent que l'état de la santé de l'ancien président est stable. 
Présentement, le collectif des avocats des victimes de Hissène Habré enfoncent le clou. Ils jugent qu'une grâce serait incompatible aux obligations internationales en convoquant l'article 26.2 du statut des Cae. «Les peines d'emprisonnement doivent être exécutées conformément aux standards internationaux. Les instances internationales telles que la commission africaine des droits de l'homme et des peuples, la cour interaméricaine des droits de l'homme, la cour européenne des droits de l'homme,  et le comité contre la torture ont désapprouvé les grâces prononcées en faveur des personnes condamnées pour des crimes internationaux en ce qu'elles sont une violation de l'obligation de sanctionner ces crimes.» Précise le collectif.  

                                                                                      Moustapha Diakhité 

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