Rechercher...

mardi 31 décembre 2019

Le CNRA bloque la SEN TV. Le SYNPICS dénonce





Le Conseil National de Régulation de l'Audiovisuel (CNRA) suspend pour 7 jours les programmes de la SEN TV. L'annonce est faite hier 31 décembre à travers un communiqué émanant des gendarmes de l'audiovisuel. 

La SEN TV va être coupée pour 7 jours. Du mercredi 1er janvier 2020 à minuit au mardi 7 janvier, la chaîne télévisée va voir ses programmes suspendus par le CNRA. En effet, ledit conseil avait pris en novembre une décision ferme portant sur une loi interdisant la «diffusion de messages publicitaires relatifs aux produits cosmétiques de dépigmentation.» Or, le groupe DMÉDIA n'a pas respecté ces dispositions d'après le Conseil National de Régulation de l'Audiovisuel. À l'en croire à travers le communiqué, «le Groupe DMÉDIA est à ce jour le seul, après avoir été mis en demeure, à refuser d'obéir à l'injonction faite à tous les auditeurs d'arrêter la diffusion des messages visés, conformément à la loi nº2017-27 du 13 juillet 2017, la loi 2006-04 du 4 juillet 2006 portant création du CNRA portant Code de la presse et du cahier de charges applicable aux titulaires d'une autorisation de diffusion de programmes de télévision privée de droit sénégalais.» Cette décision du CNRA de débrancher la SEN TV suscite ainsi de vives réactions. C'est le cas notamment de celle du Syndicat des Professionnels de l'Information et de la Communication Sociale du Sénégal (SYNPICS). En fait, les travailleurs de l'information dénoncent via un ''communiqué pour diffusion immédiate'' le verdict du CNRA. Le Syndicat dit avoir «pris acte de cette décision qui, même si elle est en conformité avec la loi, donne un sacré coup à la liberté d'expression consacrée par la constitution sénégalaise.» Le SYNPICS ajoute dans sa note que la décision prise par le CNRA est antidémocratique. «Nous estimons que la suspension des programmes d'un média est la dernière des choses à faire dans un régime démocratique.» Ainsi, le sécrétaire général du SYNPICS, Bamba Kassé va rencontrer ce jeudi 02 janvier 2020 le président du Conseil National de Régulation de l'Audiovisuel, Babacar  Diagne pour mieux analyser en profondeur cette décision. Pour le moment le Syndicat des Professionnels de l'Information et de la Communication Sociale du Sénégal reste «solidaire avec les confrères de la SEN TV et du Groupe DMÉDIA. Et promet de faire une annonce publique sur l'attitude à adopter à l'issue de la rencontre avec le Président du CNRA.» 

dimanche 29 décembre 2019

Focus sur le métier de maçonnerie

C'est un métier pas comme les autres. La maçonnerie est l'un des boulots les plus rudes de tous. Malgré cela, nombreux sont ceux qui s'y activent. Certains y voient de quoi vivre. Mais d'autres le considèrent comme un métier dangereux.

Il travaille 10 heures de temps par jour. De 08h à 17h, le maçon est contraint de tenir bon. Tout au long de son travail, il fait preuve d'endurance. Ce, pour pouvoir supporter la lourdeur de la tâche qui lui est confié. En effet, la maçonnerie est l'un des métiers les plus difficiles au Sénégal. Soulever des sacs de ciment, rouler des brouettes de sables ou de bétons, faire usage de l'eau pour mélanger le tout, nécessité pour certains, une force athlétique. En plus de cela, s'ajoutent les nombreux risques et l'absence de sécurité. C'est ce que confirme Modou, maçon dans un chantier à Teunguedj. Engagé dans le métier de maçonnerie depuis l'âge jeune, Modou dit être confronté à de nombreux problèmes sanitaires ces derniers jours. «Dans ce métier, Il y a beaucoup d'effets négatifs sur notre santé car il y a trop de risques. Les objets lourds que nous soulevons peuvent causer des problèmes internes.» Dit-il. Or, les maçons continuent tout de même de persévérer. En fait, la pauvreté grandissante, le chômage endémique et le manque de moyens les poussent à pratiquer ce métier. «Nous ne faisons pas de la maçonnerie de notre gré. Souvent, nous sommes confrontés à des situations. Raison pour laquelle nous le faisons» Mais à la question de savoir si les chefs du chantier sont-ils exigeants? Modou répond par l'affirmative. À l'en croire, «nous n'osons pas refuser les ordres émanant du chef de chantier. Parce que nous voulons de quoi vivre. Ils nous imposent des charges difficiles qui ne nous arrangent pas. On s'en sort souvent avec des blessures.» 
La maçonnerie est un travail qui demande beaucoup de courage. Beaucoup de savoir-faire et surtout de la rigueur. Toutefois, ces aspects du métier obligent certains à abandonner pour tenter l'aventure dans un autre métier. C'est le cas de Khadim, caissier dans une boutique à la zone de captage. Selon lui, la maçonnerie est un métier noble, mais elle est mal organisée ici au Sénégal. Revenant sur les raisons qui ont motivé son abandon, Khadim explique: «J'ai arrêté ce métier parce que l'argent qu'on nous paie se limite le plus souvent dans des frais sanitaires. On obtient beaucoup de blessures en travaillant. Et les patrons ne nous prennent pas en charge. Alors on est obligé de le faire nous-mêmes.» Confie-t-il. Il dénonce également l'exploitation grandissante dans la maçonnerie. «Il y a beaucoup d'exploitation dans ce métier. Le chef de chantier, en voulant imposer son autorité, abuse de la force des main-d'oeuvres et rejette leurs expériences.» Déplore t-il. En guise de solution, le caissier estime que l'État du Sénégal doit s'impliquer dans la pratique de ce métier. Selon lui, les personnes inexpérimentées doivent être remplacés par des d'autres ayant des compétences réquises pour faire de la maçonnerie. «Les techniciens en bâtiment ou encore les ingénieurs de ce genre doivent pratiquer ce métier. Les main-d'œuvres, inexpérimentés, ne sont pas habilités à le faire.» considère-t-il. La maçonnerie reste un métier très pratiqué au Sénégal. Mais les risques présentes dedans sont multiples.
           
 Moustapha DIAKHITÉ 

lundi 23 décembre 2019

FOCUS SUR LE MÉTIER DE TAPISSERIE


Ils sont nombreux les ouvriers qui font de la tapisserie. Fauteuils, chaises, tables, armoires, lits, moquettes, coussins...tous émanent de leur savoir-faire. Ces artisans travaillent quotidiennement en toute passion. Malgré cela, certaines difficultés entachent leur métier.

À Gueule-tapée, sur l'avenue Rocade de Fann Bel-Air, les tapissiers, au bord de la route viennent à peine d'ouvrir. Sous le soleil dégageant une chaleur accablante, ils agencent étape par étape leurs meubles. Ils les rangent et les ordonnent de la façon la plus adéquate. Leur seul soucis quotidien est de susciter l'attraction du public. Ce souhait se concrétise couramment pour certains. Mais d'autres peuvent passer des journées sans voir l'ombre d'un client. Retrouvé seul dans sa place, assis sur une chaise, Saliou vient juste de terminer l'agencement de ses fauteuils. Teint noir, portant un pantalon et un lacoste blanc tamponné du logo de son équipe, Saliou est de bonne humeur. Il considère que son commerce marche bien. «Mes clients viennent en vague et achètent mes produits quelque soit les prix.» Dit-il. À l'en croire, beaucoup de visiteurs viennent dans sa place. Mais à la question de savoir si la tapisserie nourrit son homme? Saliou répond par la négative. «Ça ne nous nourrit pas. Raison pour laquelle nous sommes ici depuis des années. S'il nous enrichissait, nous ne serions pas là.» À cette heure, de nombreux ouvriers s'assoient sous l'ombre, de l'autre côté de la route. Le regard allant de gauche à droite, téléphone à l'oreille, pour certains, les ouvriers espèrent rentrer avec beaucoup d'argent. Mais ce rêve est dur à réaliser. «Le seul souci ici c'est la question des prix. Souvent on propose des prix à des clients. Mais ils le rejettent. Nous les vendons des meubles bien équipés. Mais eux ils ignorent cela.» Regrette Saliou. Toutefois, il estime qu'il est primordial de continuer de travailler en toute dignité. «Nous ne voyons pas l'État. Tout ce que nous faisons, provient de nous-mêmes...Nous investissons et nous formons des jeunes. Nous rendons grâce à Dieu en espérant l'amélioration de nos conditions sous peu.» Affirme-t-il. Il ajoute «moi je crois en ce que je fais. Je le fait et je partage mon expérience aux jeunes générations. Ce, pour que demain, ils puissent à leur tour honorer ce métier.» La tapisserie est un métier qui existe depuis longtemps au Sénégal. Certains tapissiers se sont installés à Fann-Bel-Air depuis l'ère Abdou Diouf. Actuellement, les artisans soutiennent que leurs condtions sont bien améliorées par rapport aux années passées. 









jeudi 19 décembre 2019

CÉRÉMONIE DE REMISE DE DIPLÔMES À LA 47ÈME PROMOTION DU CESTI




Ce jeudi 19 décembre 2019, le Centre d'Études des Sciences et Techniques de l'Information (CESTI)  a célèbré la cérémonie de remise de diplômes à la 47ème promotion. La fête, parrainée par feu Seydou Dia, s'est tenu à l'amphithéâtre de l'UCAD 2.  

C'est un grand jour de plus au CESTI. 33 étudiants de la 47ème promotion reçoivent ce 19 décembre leurs diplomes en journalisme et communication. La grande salle de l'UCAD 2 accueille les hôtes de la cérémonie. De grandes personnalités, des membres de la famille du parrain feu Seydou Dia et de nombreux invités répondent présent. L'enceinte étant pleine, la réception débute. À 10 h, une projection de 7 minutes d'un film sur le parcours des étudiants de la 47ème éblouit la salle. Par la suite, les invités d'honneur défilent un à un sur l'estrade de l'amphithéâtre. Chacun d'entre eux lancent leurs félicitations aux nouveaux journalistes. Il s'agit du représentant de la famille du parrain, Monsieur Mamadou Chérif Dia, le représentant du Professeur Ibrahima Thioub, Alioune Badara Kandji, du représentant du Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, Dakha Ba et le secrétaire du Ministère de la communication Birane Niang. Ils ne manquent pas à lancer de vibrants hommages au parrain du jour feu Seydou Dia. «C'est un homme discret, qui n'a jamais aimé d'être dans la flamboyance et qui préférait opter pour les vraies valeurs de la vie.» Témoigne monsieur Mamadou Chérif Dia. Pour Alioune Badara Kandji: «Il aura été cestien jusqu'à la fin de ses jours. L'assiduité et la rigueur avec lesquelles il assurait ses enseignements sont autant de qualités qui doivent vous (la 47ème) inspirer dans votre vie professionnelle» À la promotion Seydou Dia, des pluies d'éloges et de compliments émanent de tous. Après trois ans de formation en journalisme, la qualité de leur cursus universitaire est saluée par tous les invités de la cérémonie. Se prononçant sur la sortie des étudiants de la 47ème promotion, la Directrice du CESTI, Cousson Traoré Sall affirme toute se satisfaction. Elle salue les efforts fournis par les étudiants lors de  leur formation. Elle leur incite également à faire face au plus difficile. Elle leur suggère enfin d'être beaucoup plus vigilent et de se battre pour gagner leur place dans la félicité.
2h après, le Directeur des Études Mamadou Ndiaye prend la parole pour procéder à la remise des diplômes aux récipiendaires. Les principaux majors sont Diéry Diagne (presse écrite) Boury Diakhaté (radio) et Badé Seck (télévision). Sous les fleuves d'applaudissements rythmées par le jeu de Kora et les chants de Goundo Kamara, les nouveaux journalistes reçoivent leurs diplômes tour à tour. Ils obtiennent ainsi tous les honneurs de la part des invités de la réception. 
Une fois la cérémonie clôturée à 13 h, les hôtes partent au CESTI pour goûter au cocktail. De nombreux anciens de l'école participent à la fête. Des moments de partage, de recueillement et de retrouvaille animent la rencontre. La joie se lit sur tous les visages des premières générations à la 50ème promotion. la 47ème promo, surnommé promotion Seydou Dia vient de sortir du CESTI. Ils sont désormais fonctionnels pour exercer le métier de journalisme. Mais leur cursus n'a pas été facile. La crise du CESTI en fin novembre a failli perturber la soutenance de leurs Grandes Enquêtes. Mais au finish, des médiations ont accouché d'une solution à ces perturbations. Tout est bien qui finit bien.     

vendredi 13 décembre 2019

`MARCHE DU COLLECTIF ÑOO LANK

                                           Mobilisation du collectif ''Noo Lank''         

De nombreux citoyens sénégalais, regroupés autour du collectif ''Ñoo Lank-Ñoo bagn'' (nous refusons), ont manifesté dans l'après-midi de ce vendredi 13 décembre 2019 de la place de l'Obélisque au rond-point RTS. Non à la hausse du prix de l'électricité et oui à la libération de Guy Marius Sagna, du Dr. Babacar Diop et des autres étudiants emprisonnés, tels ont été leurs révendications lors de la manifestation marquée par une forte présence des forces de l'ordre. 

La mobilisation a été forte ce vendredi 13 à la place de la nation. L'appel à la manifestation du collectif citoyen ''Ñoo Lank-Ñoo bagn'' a été respecté par de nombreux sénégalais. Jeunes, hommes, femmes, vieux, célébrités...tous ont crié haut et fort leur colère envers la politique menée par le gouvernement ces derniers jours. En effet, la hausse du prix de l'électricité, les arrestations de Guy Marius Sagna, du Dr. Babacar Diop et d'autres manifestants emprisonnés ont été les motifs de la mobilisation de ce 13 décembre.
À 15 heures précises, les premiers contestataires commencent déjà à occuper les artères de la place de l'Obélisque. Ils scandent en harmonie des cris comme ''Dafa Doyy!!!'' (ça suffit!!!). Au fil du temps, la mobilisation gagne du monde. Certains brandissent des pancartes, des slogans et des drapeaux transmettant des messages contre le président Macky Sall. Mais 2h plus tard, la place de la Nation bonde de contestataires. Avec la force apportée par les mouvements Y'en n'en marre, les Gilets Rouges, ''Aar liñu bokk'', les syndicats d'enseignants, entre autres, des cris de colères chantés en chœur fusent de toutes parts. 
En ce qui a trait à l'augmentation du prix de l'électricité, les protestants dénoncent vigoureusement cette mesure prise par le gouvernement. Ils somment au président Macky Sall de revoir sa position sur cette décision. «C'est une mauvaise politique de la part du gouvernement. L'électricité devrait diminuer au lieu de monter.» Affirme un manifestant. «Le PIB est très bas. Et en vue de cette situation nous sommes ici pour dire non face à ce régime qui est dictatorial, répressif et très violent.» Dénonce un autre. L'autre révendication  du jour est la libération dans les plus brefs délais des activistes arrêtés pour avoir marché  contre la hausse du prix de l'électricité devant le palais présidentiel. Sur ce, les manifestants brandissent leurs forces et accusent le chef de l'État de «dictateur». Selon le Directeur Exécutif d'Amnesty International au Sénégal, Seydi Gassama «Je suis venus participer à la marche pour d'abord dire non aux atteintes des droits des libertés. La liberté de manifester de façon pacifique est garantie par les textes internationaux, elle est garantie par la constitution du Sénégal et doit s'excercer partout sur le territoire national.» Le défenseur des droits de l'Homme d'ajouter «nous exigeons la liberté immédiate et sans conditions de Guy Marius Sagna, du Dr. Babacar Diop et de Tous les autres.» 
La cherté de la vie, la souffrance de la population nombreux sont les maux dénoncés par les contestataires présents sur place. «On ne peut pas accepter que l'on laisse libre comme l'air des trafiquants, des corrompus et qu'on arrête d'honnêtes citoyens engagés pour le peuple.» Dénonce un manifestant. Des hommes politiques marquent aussi leurs présence sur le terrain. C'est le cas de Thierno Bocoum qui dénonce la négligeance notée sur les préoccupations des populations. Des membres de la société civile répondent également à l'appel à la manisfestation. Selon le juge dème, «cette mobilisation permettra au gouvernement de comprendre que les sénégalais sont de grands protestants...Ceux qui nous dirigent doivent faire preuve d'exemplarité. Mais ce que nous voyons au Sénégal est que les dirigeants sont des profiteurs.» 
La manifestation commence à s'essouffler aux environs de 18h30. Malgré tout, les organisateurs se sont félicités du nombre de monde présent sur place. Fadel Barro salue la détermination de la population à dire non face aux problèmes quotidiens.  «On a vu que les jeunes et les étudiants se sont mobilisés. Quand dans un pays les jeunes se sentent concerner par un discours avant-gardiste, qui préserve la démocratie, les libertés et refusant cette hausse ça serait confortant.» Il réaffirme, «Si vous voyez cette forte attraction de jeunes, c'est de manière très spontanée et volontaire.» La mobilisation de ce vendredi sonne l'heure du réveil des consciences pour certains. Reste à voir maintenant la réaction du gouvernement dans les jours à venir. 

 Moustapha DIAKHITÉ 

jeudi 12 décembre 2019

OCCUPATION DE LA DEVANTURE DU CENTRE DE SANTÉ NABIL CHOUCAIR

LA POPULATION OUTRÉE PAR L'ENCOMBREMENT DE LA DEVANTURE DE L'HÔPITAL NABIL CHOUCAIR




Marchands ambulants, laveurs de voiture, parking, ordures entassées de toutes parts, tel est le décor de la devanture du centre de santé Nabil Choucair sis à la Patte-d'Oie. La population, sidérée par l'état d'encombrement de ce jardin, interpelle les autorités.

Les habitants de la Patte d'Oie ne peuvent plus supporter l'occupation avancée de la façade du centre de santé Nabil Choucair. En effet, la conversion des lieux en un perpétuel brouhaha irrite plus d'un. Impossible de passer sans constater l'implantation tous azimuts des commerçants dans le jardin. Les automobilistes parquent de tout go leurs voitures dans la devanture. De même, les laveurs s'activent quotidiennement dans les lieux pour nettoyer les voitures garées. Vendeurs de repas et toilettes publiques répondent également présents dans le terrain. À côté de cela, s'ajoute des ordures matériels abandonnées par les occupants du jardin. Une situation que la population juge inadmissible. Ce, du fait du manque de respect de l'environnement mais aussi de la déconsidération à l'encontre des patients du centre de santé d'en face. «L'état de la devanture est déplorable. À chaque fois qu'il y a de l'espace, les commerçants se ruent pour s'implanter. Ils veulent coûte que coûte transformer le jardin en un marché.» Dénonce Sokhna Aïda Sakho, habitante de la Patte-d'Oie. Alassane Barro, est découragé par la situation du jardin. «Nous, habitants de la Patte-d'Oie, ne sont pas vraiment satisfait de ce site. Quiconque voit l'état du lieu va automatiquement nous manquer de respect. Or, ce n'est pas la réalité, nous avons voulu à plusieurs reprises embellir ce site de tel sorte qu'il ressemble aux autres cités.» Déclare-t-il. Les autochtones s'insurgent en outre contre la pollution sonore ayant tendance à déranger les malades du centre sanitaire. «Les occupants sont là à faire de la pollution sonore. Les malades ne se reposent ni le matin ni le soir à cause de la musique très forte. Nous voulons aménager ce site. Mais on nous empêche de le faire. Et nous ne savons pas pourquoi.» Martèle toujours Alassane Barro. 
La devanture du centre de santé Nabil Choucair avait fait, par le passé, l'objet d'agencement. En réalité, le maire de la Patte-d'Oie, Banda Diop, avait reçu, le 20 mars 2019, l'accord des services de l'Ageroute de réfectionner ce site. Mais une fois les travaux démarrés, la Direction de Surveillance, du Contrôle et de l'Occupation des Sols (DSCOS) a sommé les agents de construction d'arrêter le chantier. Jusqu'à présent, la population juge cette décision de la DSCOS incompréhensible. À en croire le maire de la Patte-d'Oie, Banda Diop, «nous avons été en accord avec l'État parce qu'il y avait une politique de lutte contre l'insalubrité. Tout le monde sait qu'on ne peut plus admettre qu'il y ait des ambulants, des agressions et de l'insécurité devant une structure hospitalière  comme Nabil Choucair.» Il ajoute, «malheureusement ce qui nous inquiète nous et la population, est que nous avons lancé nos travaux mais la DSCOS campe sur sa décision d'arrêter le chantier. Et nous ne savons pas les motifs qui font que ce chantier soit toujours à l'arrêt.» L'édile de la cité, ne comprenant pas l'attitude de la DSCOS veut tout faire pour satisfaire les résidents de la cité. Selon lui, les autorités, lors de la campagne électorale, ont montré une bonne volonté d'«accompagner la population sur l'aménagement de la façade de Nabil Choucair, sur l'aménagement des terrains à gazon synthétique, sur la réhabilitation du marché de poisson de Grand-Médine, mais surtout sur la gestion concertée du parking su stade Léopold Sédar Senghor.» Le maire de la Patte-d'oie espère tout de même l'implication du chef de l'État sur la situation de la devanture de l'hôpital Nabil Choucair. 
                                                                                      
    Moustapha DIAKHITÉ

lundi 9 décembre 2019

Grèves des travailleurs de la SDE

MACKY EMBARQUE LES TRAVAILLEURS DE LA SDE

Le président de la République, Macky Sall a signé ce vendredi 06 décembre un décret portant réquisition de tout le personnel de la Sénégalaise des eaux. Un décret que rejettent en bloc les travailleurs de la SDE.



C'est une humiliation que vient de recevoir les agents de la S.D.E. Ces derniers sont en effet obligés par le président Macky Sall, d'enterrer la hache de guerre et de retourner au boulot. Ce dernier a en réalité réquisitionné les travailleurs de la société en question. Il a, à travers le décret Nº 2019-2067, donné l'ordre aux acteurs de se soumettre à l'autorité publique afin de servir la population sur les besoins en eau. D'après l'article premier du commandement, «Est réquisitionné à compter du 06 décembre 2019 à 20 h au 31 décembre 2019, l'ensemble du personnel de la Sénégalaise Des Eaux (S.D.E) pour assurer la continuité du service public de l'eau potable dans le périmètre affermé confié à la S.D.E.» Le chef de l'État, déterminé à mettre son ordonnance en application, invite ''ses hommes'' à entrer en jeu. « Le Ministre des Forces armés, le Ministre de l'Intérieur, le Ministre de l'Eau, le Ministre de l'assainissement et celui du Travail, du Dialogue social et des Relations avec les Institutions sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret qui sera publié dans le journal officiel.» Indique le communiqué présidentiel.
Mais malgré ce camouflet reçu, les travailleurs de la S.D.E ne comptent pas baisser les bras. Droits dans leurs bottes, ils considèrent ne pas être en mesure d'abandonner leur combat. Selon le coordonnateur des travailleurs de la Sénégalaise Des Eaux, Dame Mbodj, le décret signé par le président de la République n'a pas sa raison d'être. «Nous dénonçons avec la dernière énergie la réquisition illégale signé par le chef de l'État. D'abord les statuts de la S.D.E ne lui permettent pas de les réquisitionner.» Déclare-il. Dame Mbodj déplore également l'implication des puissances étrangères dans l'économie du pays. «Les travailleurs de la S.D.E sont dans leurs droits. C'est l'État du Sénégal qui s'est aplati devant la France à qui, il a permis d'avoir une main mise sur l'économie. C'est ça qui est inacceptable.»A-t-il jugé. Enfin, les coordonnateur exhorte les autres société chargées de la gestion de l'eau à éviter la manipulation. «Nous lançons un appel également aux travailleurs de la Société National les eaux du Sénégal (SONES) et de l'Office national de l'Assainissement du sénégal pour qu'on ne les utilise pas contre leurs camarades, travailleurs de la SDE.» Laisse-t-il entendre.
pour rappel, les agents de la S.D.E avaient entamé une grève de 72 h pour réclamer 15% des parts de la nouvelle société attributaire du contrat d'affermage de l'eau, Suez. Le Ministre de l'eau et de l'Assainissement, Serigne Mbaye Thiam avait, lors de vote de son budget à l'Assemblée National estimé que le gouvernement ne peut pas dépasser les 10%. Mais, les travailleurs bottent en touche.  
                                                                                     
                                                                                           Moustapha DIAKHITÉ          


mardi 3 décembre 2019

MANIFESTATION CONTRE LA HAUSSE DU PRIX DU L'ÉLECTRICITÉ



               MANIFESTATION CONTRE LA HAUSSE DU PRIX DE L'ÉLECTRICITÉ 

    Le procureur a requis le mandat de dépôt pour Guy et cie

À la suite de l'échec de leur face-à-face devant le procureur hier au tribunal de Dakar, l'activiste Guy Marius Sagna et cie ont hérité d'un deuxième retour en garde à vue. Selon leurs avocats, le parquet de Dakar a soumis le dossier du réquisitoire au doyen des juges, Samba Sall. La magistrature requiert ainsi le mandat de dépôt contre les eux. 

L'étau se resserre autour de Guy Marius Sagna et les huit autres manifestants arrêtés. Ces derniers sont retournés en garde en vue à la suite de l'insuccès de leur rencontre face au procureur. À la suite de cet échec, le parquet de Dakar a transmis le dossier du réquisitoire au juge d'instruction. Dans ledit discours, figurent les «charges» retenues contre l'activiste et ses compagnons. Ils sont en effet poursuivis pour acte de nature à compromettre l'ordre public, incitation à la révolte, participation à une manifestation interdite, rébellion, violence...Le doyen des juges, Samba Sall, habilité à statuer sur la décision à prendre, a requis le mandat de dépôt pour les activistes. Une position confirmée par l'un de leurs avocats, Me Khoureychi Ba. Ce dernier a introduit une requête allant dans le sens de reporter la recontre. «Sur ma requête, Guy Marius Sagna et ses camarades ne vont comparaître que demain (mercredi) à 15h devant le doyen des juges. Le proc. lui a demandé de décerner 8 mandats de dépôts et de laisser un seul des inculpés en liberté provisoire» A-t-il dit. Le mandat de dépôt ainsi requis, Me Moussa Sarr, l'autre avocat des contestataires a exprimé son angoisse. Revenant sur le sort devant être reservé à ses clients, il a déclaré: «C'est une crainte que j'ai, comme je l'ai dit lundi. Mais on en saura quelque chose  ce mercredi.» A-t-il estimé. La robe noire a dressé ensuite la marche à suivre une fois que le procureur prenne une décision. «c'est après la décision qui sera prise demain (mercredi) par le procureur, que notre stratégie de défense pourra entrer en jeu» A-t-il soutenu. 
À noter que Guy Marius Sagna est arrêté ce vendredi 29 novembre lors d'une manifestation interdite contre la hausse du prix de l'électricité. Placés en garde à vue avec 8 de ses compagnons. Ils doivent faire face au procureur ce mercredi.
            
                                                                    Moustapha DIAKHITÉ

La Banque Mondiale perfuse le système de santé du Sénégal

  Image d'illustration La Banque Mondiale accorde au Sénégal 135 millions de dollars, soit un peu plus de 70 milliards de FCFA. Des fond...