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jeudi 12 décembre 2019

OCCUPATION DE LA DEVANTURE DU CENTRE DE SANTÉ NABIL CHOUCAIR

LA POPULATION OUTRÉE PAR L'ENCOMBREMENT DE LA DEVANTURE DE L'HÔPITAL NABIL CHOUCAIR




Marchands ambulants, laveurs de voiture, parking, ordures entassées de toutes parts, tel est le décor de la devanture du centre de santé Nabil Choucair sis à la Patte-d'Oie. La population, sidérée par l'état d'encombrement de ce jardin, interpelle les autorités.

Les habitants de la Patte d'Oie ne peuvent plus supporter l'occupation avancée de la façade du centre de santé Nabil Choucair. En effet, la conversion des lieux en un perpétuel brouhaha irrite plus d'un. Impossible de passer sans constater l'implantation tous azimuts des commerçants dans le jardin. Les automobilistes parquent de tout go leurs voitures dans la devanture. De même, les laveurs s'activent quotidiennement dans les lieux pour nettoyer les voitures garées. Vendeurs de repas et toilettes publiques répondent également présents dans le terrain. À côté de cela, s'ajoute des ordures matériels abandonnées par les occupants du jardin. Une situation que la population juge inadmissible. Ce, du fait du manque de respect de l'environnement mais aussi de la déconsidération à l'encontre des patients du centre de santé d'en face. «L'état de la devanture est déplorable. À chaque fois qu'il y a de l'espace, les commerçants se ruent pour s'implanter. Ils veulent coûte que coûte transformer le jardin en un marché.» Dénonce Sokhna Aïda Sakho, habitante de la Patte-d'Oie. Alassane Barro, est découragé par la situation du jardin. «Nous, habitants de la Patte-d'Oie, ne sont pas vraiment satisfait de ce site. Quiconque voit l'état du lieu va automatiquement nous manquer de respect. Or, ce n'est pas la réalité, nous avons voulu à plusieurs reprises embellir ce site de tel sorte qu'il ressemble aux autres cités.» Déclare-t-il. Les autochtones s'insurgent en outre contre la pollution sonore ayant tendance à déranger les malades du centre sanitaire. «Les occupants sont là à faire de la pollution sonore. Les malades ne se reposent ni le matin ni le soir à cause de la musique très forte. Nous voulons aménager ce site. Mais on nous empêche de le faire. Et nous ne savons pas pourquoi.» Martèle toujours Alassane Barro. 
La devanture du centre de santé Nabil Choucair avait fait, par le passé, l'objet d'agencement. En réalité, le maire de la Patte-d'Oie, Banda Diop, avait reçu, le 20 mars 2019, l'accord des services de l'Ageroute de réfectionner ce site. Mais une fois les travaux démarrés, la Direction de Surveillance, du Contrôle et de l'Occupation des Sols (DSCOS) a sommé les agents de construction d'arrêter le chantier. Jusqu'à présent, la population juge cette décision de la DSCOS incompréhensible. À en croire le maire de la Patte-d'Oie, Banda Diop, «nous avons été en accord avec l'État parce qu'il y avait une politique de lutte contre l'insalubrité. Tout le monde sait qu'on ne peut plus admettre qu'il y ait des ambulants, des agressions et de l'insécurité devant une structure hospitalière  comme Nabil Choucair.» Il ajoute, «malheureusement ce qui nous inquiète nous et la population, est que nous avons lancé nos travaux mais la DSCOS campe sur sa décision d'arrêter le chantier. Et nous ne savons pas les motifs qui font que ce chantier soit toujours à l'arrêt.» L'édile de la cité, ne comprenant pas l'attitude de la DSCOS veut tout faire pour satisfaire les résidents de la cité. Selon lui, les autorités, lors de la campagne électorale, ont montré une bonne volonté d'«accompagner la population sur l'aménagement de la façade de Nabil Choucair, sur l'aménagement des terrains à gazon synthétique, sur la réhabilitation du marché de poisson de Grand-Médine, mais surtout sur la gestion concertée du parking su stade Léopold Sédar Senghor.» Le maire de la Patte-d'oie espère tout de même l'implication du chef de l'État sur la situation de la devanture de l'hôpital Nabil Choucair. 
                                                                                      
    Moustapha DIAKHITÉ

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