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dimanche 25 octobre 2020

RÉFORMER LE SYSTÈME ÉDUCATIF POUR SOLUTIONNER AU CHOMAGE ET A L'ÉMIGRATION CLANDESTINE ?

 Image: illustration chômage au Sénégal


La lancinante question de l’émigration clandestine demeure toujours d’actualité au Sénégal. Des milliers d’individus prennent chaque année le chemin de la mer à la recherche d’une vie meilleure. Ils s’expatrient pour échapper à l’horripilante réalité du chômage.

En effet, le taux de chômage au Sénégal, évalué par l’Organisation Internationale du Travail (OIT) à 48% et par l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) à 16,9% (au quatrième trimestre de 2019), constitue un réel fardeau chez la jeunesse. Malgré l’obtention de leur baccalauréat, de nombreux jeunes se retrouvent, après des études universitaires, dans une situation de manque de travail exécrable. Ils plongent de facto dans le chômage pour faute de recrutement. Même son de cloche pour une frange de la population qualifiée…sans emplois.

Ainsi, réadapter le système éducatif aux exigences du pays reste impératif pour mettre un terme au chômage  et à l’émigration illégale. Les élèves, dès le cycle secondaire doivent être formés sur le métier qu’ils souhaitent afin de leur permettre d’être productifs. De même, des formations relatives aux besoins essentiels du pays doivent être insérées dans les programmes scolaires. Ceci pourrait en effet faciliter la spécialisation. Le recours aux Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) doit être une forte obligation dans une ère où le monde d’aujourd’hui connaît un boom technologique.

En revanche, certaines matières n’ayant aucun impact dans le cursus scolaire de l’élève ne devraient pas être une exigence, mais une spécialisation (cas des matières scientifique dans les séries L). D’autres devraient purement et simplement être retirées. Ceci pourrait en effet permettre de désencombrer les mémoires des apprenants.

De nombreuses réformes devraient en réalité être appliquées afin de faciliter la tâche aux élèves. proposer des modules d'enseignement en parfaite adéquation aux attentes du pays est nécessaire. Sur ce, personne n’osera abandonner l’école pour choisir de risquer sa vie dans l’océan. Au contraire, tout élève ambitionnant de pratiquer le métier de ses rêves se lèvera avec hâte pour aller étudier.

Ainsi, le taux de chômage pourrait considérablement diminuer de même que l’émigration clandestine.    

samedi 24 octobre 2020

ALPHA CONDE A REMPORTÉ L'ÉLECTION À 59,49%, CELLOU DALEIN DIALLO BOTTE EN TOUCHE

 


 Alpha Condé et Cellou Dalein Diallo

Alpha condé est déclaré vainqueur de l’élection présidentielle en Guinée Conakry. Selon la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) Condé l’emporte à 59,49%. Une victoire contestée par son rival Cellou Dalein Diallo, qui a obtenu 33,5% des voix.

C’est ce matin que la CENI a publié les résultats provisoires de l’élection présidentielle en Guinée Conakry. Alpha Condé, président sortant, et leader du parti Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG-arc-en-ciel), est à nouveau réélu avec 59,49% du suffrage sur un taux de participation de 78,88%. Son principal adversaire, Cellou Dalein Diallo est retenu avec 33,5 % des voix. D’après la CENI les autres candidats n’ont pas dépassé la barre des 5%. Une victoire contestée subitement par le chef du parti Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) Cellou Dalein Diallo.

Dans un communiqué publié après la proclamation des résultats, l’UFDG «rejette catégoriquement ces faux résultats et appelle les populations à se mobiliser pour défendre, par les moyens légaux, la vérité des urnes qui donnent leur candidat vainqueur à 53,84%.»

Pour Cellou Dalein Diallo, Alpha Condé a commis un coup d’état électoral après avoir réussi un «coup d’état constitutionnel.» Toujours dans son communiqué, l’UFDG a fustigé la campagne d’intimidation effectuée contre des partisans de leur candidat. En effet, pour le parti politique, leur leader a été «séquestré» dans son domicile, lui et sa famille, lui privant de tout contact extérieur.

L’UFDG a également dénoncé dans sa note la violence exercée sur la population guinéenne. «Avec l’appui de l’armée qui a réquisitionné à cet effet, une répression aveugle s’abat sans discernement sur ces partisans. Le bilan provisoire de ces exactions inouïes est à l’heure actuelle de 27 morts, près de 200 blessés par balles, des centaines d’arrestation et d’importants dégâts matériels.» A certifié l’UFDG.

Pour toutes ces raisons, l’Union des Forces Démocratiques de la Guinée a annoncé qu’elle ne renoncera aux manifestations sur les rues et dans les places publiques pour protester contre les résultats donnant Alpha Condé, vainqueur à 59,49%.



jeudi 1 octobre 2020

LE RAPPORT D'AMNESTY INTERNATIONAL QUI MOUILLE LE RÉGIME D'ALPHA CONDÉ


Manifestations en Guinée Conakry

Plus de 50 personnes, 200 blessés, des arrestations « arbitraires », ce qu’a dévoilé le rapport d’Amnesty Internationale sur les répressions de manifestation anticonstitutionnelles accordant au président Alpha Condé un 3ème mandat.


Au moins 50 personnes ont été tuées en Guinée Conakry dans les manifestations anticonstitutionnelles permettant au président Alpha Condé de briguer un 3ème mandat. La révélation est faite par Amnesty International dans son nouveau rapport intitulé : marcher et mourir : urgence de la répression des manifestations en Guinée publié ce jeudi 1er octobre.

Dans ledit rapport, Amnesty International renseigne qu'entre octobre 2019 et juillet 2020, des Forces de défense et de sécurité en collaboration avec des groupes de contre-manifestants sont impliquées dans d'homicides « illégaux » de manifestants et de passants. 

200 blessés et 70 personnes arrêtées et détenues de manière arbitraire sont enregistrés pendant cette même période, selon la note de l'instance internationale. De nombreuses familles ont également pris la fuite de force pour éviter toutes représailles. 

D'après la Directrice Régionale d'Amnesty International, Samira Daoud, des concertations ont été lancées dans des familles pour faire état de leur situation. « Nous avons parlé à des familles meurtries qui nous ont décrit comment leurs enfants ont perdu leur vie, victime d'une balle reçue dans le dos, à la poitrine, à la tête ou au cou. Des blessés nous ont montré leurs graves séquelles au bras, genou ou pied, causées par des armes à feu, des grenades lacrymogènes ou même des véhicules des forces de l'ordre » a-t-elle dévoilé.

La Directrice Régionale a, de plus, indiqué qu'exercer son droit à la liberté de réunion pacifique reste une pratique dangereuse depuis ces dix dernières années. 

En définitive, le rapport d'Amnesty International démontre que les autorités guinéennes sont aux antipodes des normes nationales et internationales. Déployées dans plusieurs villes du pays, les forces de sécurité font de manière « illégale » usage d'armes à feu pour contraindre les populations. 



La Banque Mondiale perfuse le système de santé du Sénégal

  Image d'illustration La Banque Mondiale accorde au Sénégal 135 millions de dollars, soit un peu plus de 70 milliards de FCFA. Des fond...