La lancinante question de l’émigration clandestine demeure toujours d’actualité au Sénégal. Des milliers d’individus prennent chaque année le chemin de la mer à la recherche d’une vie meilleure. Ils s’expatrient pour échapper à l’horripilante réalité du chômage.
En effet, le taux de
chômage au Sénégal, évalué par l’Organisation Internationale du Travail (OIT) à
48% et par l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) à
16,9% (au quatrième trimestre de 2019), constitue un réel fardeau chez la
jeunesse. Malgré l’obtention de leur baccalauréat, de nombreux jeunes se
retrouvent, après des études universitaires, dans une situation de manque de
travail exécrable. Ils plongent de facto dans le chômage pour faute de
recrutement. Même son de cloche pour une frange de la population qualifiée…sans
emplois.
Ainsi, réadapter le
système éducatif aux exigences du pays reste impératif pour mettre un terme au
chômage et à l’émigration illégale. Les élèves, dès le cycle
secondaire doivent être formés sur le métier qu’ils souhaitent afin de leur
permettre d’être productifs.
De même, des formations relatives aux besoins essentiels du pays doivent être
insérées dans les programmes scolaires. Ceci pourrait en effet faciliter la
spécialisation. Le recours aux Nouvelles Technologies de l’Information et de la
Communication (NTIC) doit être une forte obligation dans une ère où le monde d’aujourd’hui
connaît un boom technologique.
En revanche,
certaines matières n’ayant aucun impact dans le cursus scolaire de l’élève ne
devraient pas être une exigence, mais une spécialisation (cas des matières
scientifique dans les séries L). D’autres devraient purement et simplement
être retirées. Ceci pourrait en effet permettre de désencombrer les mémoires
des apprenants.
De nombreuses
réformes devraient en réalité être appliquées afin de faciliter la tâche aux
élèves. proposer des modules d'enseignement en parfaite adéquation aux attentes du pays est nécessaire. Sur ce, personne n’osera abandonner l’école pour
choisir de risquer sa vie dans l’océan. Au contraire, tout élève ambitionnant
de pratiquer le métier de ses rêves se lèvera avec hâte pour aller étudier.


