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dimanche 21 mars 2021

CULTURE: Les femmes représentées sous différentes sphères de la société à travers la caricature



Oeuvre de l'artiste caricaturiste, Odia

L’exposition « Les femmes dans l’espace public : Rétrospective des caricatures » se tient à l’instant au Musée de la femme Henriette Bathily. Organisée à l’occasion de la Quinzaine de la francophonie, cette manifestation consiste à illustrer les réalités des femmes dans la société, à travers des caricatures de l’artiste dessinateur, Omar Diakhité, alias Odia.

Les femmes sont à l’honneur au Musée de la femme Henriette Bathily. Le conservatoire accueille l’exposition « Les femmes dans l’espace public : Rétrospective des caricatures ». Il s’agit d’une trentaine d’œuvres caricaturales de l’artiste Odia, représentant la femme sénégalaise dans de multiples facettes de la vie sociale. Des dessins de grandes célébrités féminines apparaissent dans la plupart des affiches avec une grande dose de satire. Des planches multicolores accrochées autour des murs embellissant l’édifice. Trouvé sur place, casquette et lunettes bien ajustées, le sourire au coin des lèvres, le caricaturiste, Omar Diakhité, donne davantage d’explications sur les motifs de l’exposition. « Les femmes sont au début et à la fin. Elles sont le moteur de la société. Sans la femme, rien ne va. Donc il est normal de leur consacré une exposition artistique et culturelle. Le but est de montrer les femmes dans les différentes sphères de la société. Que ce soit en politique, en société, en culture, en sport, dans tous les domaines, » affirme-t-il.

Sur plan politique, l’on peut voir, sur plusieurs planches, la représentation de l’ancienne présidente du Conseil Économique Social et Environnemental (CESE), Aminata Touré. Croquée telle une femme battante, active, hargneuse et rigoureuse, elle est  tantôt enveloppée sous les couleurs du pouvoir tout comme en rouge danger pour illustrer ses désharmonies au camp présidentiel. Un exemple parmi tant d’autres pour démontrer que la femme occupe une place cruciale sur le champ politique.

Représentation d'Aminata Touré

C’est le cas aussi dans l’espace sociale avec des illustrations de l’actuelle présidente de l’OFNAC Seynabou Ndiaye Diakhaté et de sa prédécesseure, Nafi Ngom Keïta. Des thèmes comme le viol, la violence, les difficultés vitales, l’infidélité, la religion, entre autres, se lisent dans des affiches avec toujours au premier plan, des femmes.

Image d'illustration

La gente féminine détient, de plus, une position bien favorable dans les médias. Une réalité que prouve l’artiste avec des croquis de la journaliste Mayeni Jones, l’enquêtrice de l’affaire Pétro-Tim. Le dessinateur montre, dans la même foulée, la présence massive des femmes dans les séries sénégalaises avec le dessin d’une actrice dans « Maitresse d’un homme marié ».

Selon l’auteur des œuvres, la caricature est le moyen le plus adéquat pour illustrer, sans ambages, les activités des femmes dans l’espace public. « La caricature a un avantage : c’est l’ouverture d’esprit. Avec un dessin de presse, on peut se permettre de montrer tout ce que l’on a envie de montrer. Il n’y a pas de limite et il n’y a pas censure sur le dessin. On peut se permettre d’aller très loin sans limite, » certifie l’artiste.

La délégation générale Wallonie-Bruxelles à Dakar va se présenter au Musée de la femme Henriette Bathily jeudi prochain. C’est le jour de la célébration de l’exposition sous le commissariat de Fatou Kiné Diouf. Un jour d’honneur pour la femme en ce mois de mars qui marque aussi la Quinzaine de la francophonie.

mardi 9 mars 2021

LE M2D DÉCRÈTE UN DEUIL NATIONAL, VENDREDI, ET UNE MARCHE PACIFIQUE CE SAMEDI

Le Mouvement de Défense de la Démocratie  (M2D)

Un deuil national, ce vendredi 12 mars, en hommage aux personnes décédées lors des violentes manifestations, organisation d’un téléthon pour les familles des victimes ,une marche pacifique, le samedi 13 mars, pour exiger la libération des « prisonniers politiques », telles sont, entre autres, les décisions prises par le Mouvement pour la Défense de la Démocratie hier lors de sa conférence de presse.

Le Mouvement pour la Défense de la Démocratie n’est pas prêt à enterrer la hache de guerre suite aux violentes manifestations ayant fait, selon eux, 11 morts.
Hier, en conférence de presse, le M2D a décliné son calendrier portant sur leurs prochaines à mener. Aliou Sané du mouvement « Y’en a marre » et ses camarades envisagent ainsi la tenue d’un deuil national vendredi pour rendre hommage aux victimes des chaudes manifestations. « le M2D appelle l’ensemble des sénégalais à observer une journée de deuil national, ce vendredi 12 mars, pour prier, partout dans le Sénégal, pour le repos de leur âme. Pour marquer cette journée, le M2D les sénégalais à s’habiller en blanc, mettre des foulards blancs sur les devantures des maisons, sur les véhicules, etc., en leur mémoire », ont déclaré les membres du mouvement pour la Défense de la Démocratie.
Le M2D a également décidé d’organiser un téléthon en soutien aux familles des victimes. D’après le mouvement : « le M2D informe par ailleurs le peuple sénégalais qu’il compte organiser un téléthon pour récolter des fonds destinés à aider de manière urgente les familles dans la prise en charge des malades ». Selon Aliou Sané, ceci se fera par cotisation via les opérateurs de transfert d’argent pour plus de rapidité et pour une participation massive des sénégalais .Revenant sur les arrestations notées lors des émeutes, le M2D considère que les libertés individuelles sont menacées dans le pays. Un fait qui les « combattants de la démocratie » à annoncer l’organiser d’une marche pacifique le samedi 13 mars à la place de l’Obélisque à 15h. « Le M2D appelle le peuple sénégalais à un rassemblement pacifique à la place de la Nation, à Dakar, le samedi 13 mars 2021
à partir de 15h pour la libération des détenus. », ont décidé les membres du mouvement. Un rassemblement qui se tiendra également dans les régions et dans la diaspora, pour exiger « la libération sans condition de tous les prisonniers politiques ». En amont, les défenseurs de la démocratie veulent l’ouverture d’une enquête en guise de poursuivre les auteurs des meurtres des manifestions. « Ouvrir une enquête indépendante pour retrouver et traduire devant les juridictions nationales et/ ou internationales tous ceux qui, dans les forces de l’ordre comme parmi les nervis et miliciens recrutés par le pouvoir, se sont rendus coupables de meurtre dans les manifestations ainsi que leurs commanditaires », a déclaré le M2D. Le mouvement a profité de sa conférence de presse pour expliquer les raisons l’ayant motivé à renoncé à ses manifestions prévues ces mardi et mercredi. D’après eux, cette décision est prise suite à de « nombreux appels y comprisceux des guides religieux ».

vendredi 5 mars 2021

Le ministre de l'Intérieur

Antoine Félix Diom, ministre de l’Intérieur, a déploré les manifestations et actes de violence notés ces dernières heures et orchestrées, selon lui, par l’opposant, Ousmane Sonko. Il a fait une déclaration hier soir, face à la presse, au ministère de l’Intérieur.

Les nombreuses manifestations tenues dans plusieurs localités à Dakar et dans certaines régions n’ont pas laissé indifférent le ministre de l’intérieur, Antoine Félix Diom. Dans sa déclaration, il a dénoncé les destructions «importantes» effectuées par des manifestants lors des protestations. Des saccages qu’il a qualifiés d’actes de terrorisme.« Il convient de relever, de regretter et de condamner fermement les actes de nature terroristes, les voies de faits, les saccages, les pillages et dégradations de bâtiments publics et de biens privés mais aussi des commerces appartenant à des personnes physiques et morales », a déclaré
Antoine Félix Diom. Selon lui, les dégâts notés lors des émeutes sont provoqués par le député et opposant, Ousmane Sonko. Ce, suite à ses précédentes sorties face à la presse pour exprimer son refus d’aller répondre à la justice sur l’affaire de supposés « viols répétitifs et menaces de mort », l’opposant à la masseuse Adji Sarr. « La personne incriminée (Ousmane Sonko) a manifesté, d’une part, son refus public et ostentatoire à répondre devant la justice. Il a, d’autre part, par des messages répétés, lancé des appels à la violence, à l’insurrection et à l’affaiblissement de l’autorité de l’État. »
Poursuivant sa déclaration, le ministre de l’Intérieur a rappelé l’obligation de respecter l’état de catastrophe sanitaire qui, d’après lui, est relégué au second plan. « Des réunions, regroupements, conspiration contre l’État, des actes de terrorisme et de vandalisme sont notés. Ils relèvent de toute évidence du grand banditisme et de l’insurrection organisée. Ils constituent une violation manifeste de l’état de catastrophe sanitaire », a estimé Antoine Félix Diom. Ainsi, pour mettre fin aux manifestations, le premier flic du pays menace de traquer les auteurs des scènes de violence et de les traduire devant la justice. Un engagement que prend le gouvernement, selon lui, pour faire respecter l’état de droit. « Toutes les personnes, auteures d’actes criminels, seront recherchées, arrêtées, poursuivies et traduites devant la justice. » Le ministre de l’Intérieur n’a pas cependant manqué de sermonner les manifestants, surtout les jeunes, et de les inviter à stopper les destructions de biens publics et privés, afin de préserver la paix dans le pays.

La Banque Mondiale perfuse le système de santé du Sénégal

  Image d'illustration La Banque Mondiale accorde au Sénégal 135 millions de dollars, soit un peu plus de 70 milliards de FCFA. Des fond...