Tasses à jeter, morceaux de papier, sachets plastiques, stylos achevés, canettes, tels sont, entre autres, les ordures abandonnées dans les poubelles déposés dans le jardin du CESTI. Situé devant le bâtiment administratif de l'école de journalisme, cet espace qui accueille par jour des dizaines d'étudiants venant de différentes facultés de l’université est en perpétuel entretien. Reportage !
Sous ciel encore nuageux de ce vendredi 30 juillet, les 3 manguiers implantés dans le jardin du Centre d'Études des Sciences et Techniques de l'Information (CESTI) ombragent des étudiants en provenance d’autres facultés. Lansana Bodian, étudiant en licence 2 de Géographie, est assis sur l'un des bancs fixes du jardin en train de manger des beignets. À peine terminé, l'apprenant au teint clair, au t-shirt blanc, au pantalon jogging et aux baskets rouges se dirige vers la poubelle posée en face de lui pour jeter le sachet à beignets tenu à sa main gauche. Le jeune géographe va ensuite laver ses mains au robinet du jardin avant de regagner sa place pour poursuivre ses révisions. Interrogé sur son acte, l'étudiant aux lunettes et au masque bien portés estime avoir trouvé propre le jardin. Impératif donc pour lui de préserver cette pureté. « Ça fait maintenant 1 an que je fréquente ce jardin. Quand vous entrez ici au CESTI, vous trouverez que l'environnement a été aménagé de tel sorte que tout le monde se sente chez soi. Et quand vous vous sentez chez vous, vous faites tout pour que ça le reste, » affirme-t-il.
Tout comme Lansana, une vingtaine d'étudiants venus d'ailleurs occupent les bancs multicolores du jardin de l'école de journalisme. Yeux rivés sur leurs cahiers, ordinateurs ou encore téléphones portables, Ceux-ci portent un grand intérêt pour cet espace récemment réfectionné. Avec des morceaux de coquillages couvrant tout le sol, des pots de fleurs déposés çà et là, des pneus en couleur rouge ou bleu embellissant le décor, des marches pieds marron, une bordure arrangée, un portail en bois peints en jaune et orné de décorations et de feuillages et un nouveau restaurant construit en forme rectangulaire et peint en bleu, le jardin du CESTI devient rayonnant et attirant pour bon nombre d'étudiants. De plus, 5 poubelles y sont installées. A l'intérieur de ces dépotoirs, des morceaux de papier, des tasses à jeter, des sachets plastiques, des mouchoirs, des feuilles mortes, entre autres déchets y sont jetés. Les apprenants, après avoir mangé, se gardent de jeter des ordures par terre. Veiller à la propreté du jardin doit être, selon eux, une pratique à perpétrer.
Devant le restaurant de CESTI, se sent à grande pompe les saveurs mélangés des omelettes, du café Touba et du Riz au poisson. Des odeurs que supporte sans gêne Fatoumata Ndiaye, étudiante en Master 2 en géographie. Celle-ci fréquente ce milieu depuis maintenant 6 ans pour effectuer ses recherches. Assise sur une table-banc montée devant le restaurant, l'apprenante au teint clair, à la tenue blanche et au pantalon noir, vient d'acheter un sandwich qu'elle déguste avec bonheur. Mais après avoir terminé, elle met le morceau de papier couvrant le pain dans son sac. Fatoumata Ndiaye se penche ensuite sur son ordinateur pour poursuivre ses révisions. Pour l'étudiante en master 2, la propreté doit être une vertu. « Il faut d'abord être propre en soi-même. Au lieu de lancer les ordures par terre, il faut les mettre dans une poubelle ou les garder avec soi. C'est ce qui fait que le jardin du CESTI garde toujours sa propreté », certifie-t-elle.
« Je viens ici pour préparer mes examens... »
Santé de l’environnement, une qualité qu’attribuent de nombreux apprenants au jardin du centre de formation en journalisme. Pour mieux se concentrer, beaucoup d’universitaires prennent place sur les bancs en aluminium de cet espace. Parmi eux, figure Abdou Karim Ndour, étudiant en licence 2 en Droit Privé. Installé sur un banc et ombragé par l’un des manguiers du jardin, le jeune juriste a le regard braqué sur son ordinateur. Teint noir, t-shirt rouge pourpre, pantalon noir, écouteurs accrochés aux oreilles, Abdou Karim dit se sentir à l’aise du fait de la propreté visible dans le jardin du CESTI. « J’ai constaté que depuis 2019, l’environnement du jardin est toujours sain. Je n'avais trouvé aucune ordure qui dénaturerait le milieu. Ici il y a le calme et une bonne organisation, on n'est pas perturbé. C'est pour cela qu'à chaque fois que j'ai un examen, je viens ici pour réviser, » estime-t-il. Et d'ajouter, « j'apprécie également les poubelles déposées ici. Parce que cela empêche de jeter des déchets par terre sachant que les ordures dégradent le sol. Une personne ne peut pas vivre dans un environnement où il y a des ordures. Puisque nous sommes matures et vaccinés, nous devons vivre dans un environnement sain, » affirme l'étudiant en Droit Privé, qui rabat ses yeux aussitôt sur son ordinateur.
« Le CESTI sera toujours propre... » Si
le jardin du Centre d’Études des Sciences et Techniques de l’Information garde toujours son éclat, c’est sans nul doute grâce à l’engagement du service environnement de l’école de formation. A l'entrée de l'école, se trouve en face, le magasin. Un large bureau où sont stockés de vieilles cassettes superposées, des cartons d'eau de javels et des paquets de “madars” bien rangés. Trouvé dans le magasin, Édouard Ngom, chef de bureau en chargé de l’environnement de l'école, est en train de coordonner le travail de ses agents. Bien installé sur son bureau, doigts au clavier de son ordinateur, Édou, comme on le surnomme, anime en même temps la grande pièce d’une musique douce. Mais « le monsieur propre » du CESTI n'a qu'un seul souci, celui de mettre professeurs et étudiants dans de bonnes conditions. De teint noir et muni d'un boubou traditionnel vert clair Édouard Ngom, explique la démarche pour rendre propre le jardin du CESTI. « Le technicien de surface, El Hadj Djibril Diop balaie tous les matins, sauf les mercredis, le cours et le jardin de l'école. Il enlève toute la poussière, les saletés, les feuilles mortes, les tasses de cafés, bref tout. Les ordures sont ensuite déposées dans les poubelles avant d'être acheminées derrière le restaurant de l'école. C'est là-bas où elles sont brulées pour éviter les risques d'encombrement, » détaille-t-il, le sourire aux coins des lèvres tout au long de son speech. Un échange interrompu par l'intervention dans le magasin d'une femme de ménage qui demande une bouteille d'eau de javel. « Donnez-lui une bouteille elle doit continuer son travail !» s'exclame Édou avec beaucoup d'attention. « Comme vous le voyez, nous avons des agents très engagés. C'est pour cela que le CESTI sera toujours propre. Vous ne verrez jamais des ordures encombrer ni le jardin ni la cour ni l'intérieur du bâtiment, » affirme Édouard Ngom yeux grandes ouvertes et sourire toujours affiché.

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