violences meurtrières au Sénégal
Les cas de meurtres enregistrés ces derniers jours installent un climat
de méfiance dans la population sénégalaise. Leurs atrocités reposent la
question de l’insécurité dans la société.
À l’heure où tous les esprits sont obnubilés par la pandémie du coronavirus, un autre virus continue imperceptiblement
d’élargir son champ. Il s’agit des cas de meurtres commis ces temps-ci. En
effet, les séries macabres gagnent pas à pas leurs places dans l’actualité,
dominée à grandes échelles par la covid-19. On ne peut se réveiller maintenant
sans voir une ‘’Une’’ de journal publier un nouveau cas de meurtre ou des
rebondissements sur des affaires similaires. Considérés comme ignobles, ces crimes
changent de plus en plus le visage de la société. La ‘’téranga’’qui a longtemps
rayonné ce pays semble laisser la place à la zizanie. Autrement dit, l’insécurité
étale ses tentacules vu que les crimes passionnels deviennent monnaie courante.
Dans la semaine passée seulement, deux cas de meurtres sont signalés, l’un à Kounoune, dans le département de
Rufisque et l’autre à Touba Thiaroye Kaw. À Kounoune, une femme, dénommée
Souadou Ndiaye, a ébouillanté puis tabassé sa belle-mère Khady Diouf. Les faits
se sont déroulés dans la journée du vendredi 15 mai. Quelques heures après ce
funèbre évènement, Touba Thiaroye Kaw a inscrit son nom dans l’actualité. En
effet, Khadimatou Diallo a succombé à ses blessures dans la nuit du vendredi 15
au samedi 16. D’après des sources proches du dossier, elle, et sa colocataire et
rivale, Mariam Sall, se regardaient en chiennes de faïences. Le mal est tombé
lorsqu’elle voulait déverser de la soupe sur son adversaire. Hélas ! C’est
elle qui paiera finalement les pots cassés car Mariam s’est emparé d’un bol
remplie de bouillie de riz (sombi) très chaud et le lui a versé sur son dos.
À ces actes criminels s’ajoute la
mort d’un orpailleur, tué lors d’une bagarre dans un bar à Kédougou par son
opposant. Mais la tragédie qui a sans nul doute fait couler beaucoup de larmes
est l’aveu de Bara Touré, du nom de ce père de famille, qui a affirmé avoir égorgé
ses deux enfants dans la nuit du 26 au 27 septembre 2019 à Touba.
Quid des assassinats de Binta
Camara, de Mariama Diagne, d’Aminata Ka, de Ndioba Seck et autant d’autres ayant perdu
atrocément la vie ? Somme toute, ces crimes remettent en question la sécurité
sociale dans le pays. Le Directeur de la Sécurité Publique, Abdou Wahab Sall, affirmait lors de l'émission Jury du dimanche du 05 avril 2020 qu'entre janvier et février 2020, 17 meurtres ont été enregistrés. Cependant, les efforts consentis, selon lui, pour éradiquer ces violences criminelles restent peu convaincantes.

Quelle tristesse de voir notre pays dans cette phase de cruauté générale
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