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samedi 18 septembre 2021

6e édition du Forum Panafricain pour les Migrations : Le PAFOM pour une meilleure prise en charge des migrants

 

Les participants au 6e PAFOM

Le Sénégal a organisé ce weekend la 6e édition du Forum Panafricain pour les Migrations (PAFOM). Initiée par l’Union Africaine e partenariat avec l’Organisation Internationale pour les Migration (OIM), le thème du Forum porte sur le thème : “ renforcer la gouvernance pour la migration pour la main-d'œuvre en Afrique dans un contexte de pandémie pour le développement-socio-économique et l’accélération de l’intégration continentale. 

La 6e édition du Forum Panafricain pour les Migrations (PAFOM) s’est tenue ces samedi et dimanche au palais des Congrès de l’hôtel King Fahd Palace. Organisé par le Sénégal, l’évènement qui a réuni tous les pays de l’Union Africaine, est axé sur le thème : “Renforcer la gouvernance de la migration de la main-d'œuvre en Afrique dans un contexte de pandémie pour le développement socio-économique et l’accélération de l’intégrité continentale”. Les principaux objectifs consistent à “sensibiliser les participants sur les initiatives et programmes de migration de main-d'œuvre sur le continent. Mais aussi de servir de plateformes aux participants pour partager leurs expériences et meilleures pratiques sur la gouvernance des migrations de main-d'œuvre en Afrique et dans d’autres régions. 

Présidée par le ministre des Affaires Étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Aissata Tall Sall, les deux journées du PAFOM ont fait l’objet de vives discussions portant pour l’essentiel sur la collaboration entre les états membres de l’Union Africaine pour la mise en place de politiques favorisant la bonne gouvernance de la migration de la main-d'œuvre sur le continent africain dans ce contexte de pandémie. “La rencontre présente de Dakar mettra en relief la nécessité de renforcer la gouvernance de la migration de la main-d'œuvre en Afrique dans un contexte de crise. Elle nous invite donc à nous interroger sur les mesures à adopter dans ce cadre pour le développement socioéconomique et l’accélération de l’intégration continentale”, a déclaré Aissata Tall Sall. “La covid-19 aura très certainement inauguré une nouvelle ère en modifiant notre système d’organisation tout comme notre manière de penser le monde et les mouvements humains. En plus de réduire les opportunités de travail dans les pays de départ, comme dans ceux d’arrivée, la crise sanitaire que nous vivons par vagues successifs de contaminations a réduit considérablement les mouvements humains de tous genre” a déclaré Me Aissata Tall Sall. Ainsi, vue la limitation des déplacements du fait du coronavirus, le ministre des Affaires Étrangères, estime que la solution pour une bonne gestion des migrations doit être de les réguler et non d’engager une lutte définitive pour les mettre fin. “Comme le disait Koffi Annan, “ la migration est un fait de la civilisation, on ne peut pas l’arrêter. Alors plutôt que de vouloir l’arrêter par des méthodes absolument violentes, nous pensons qu’il vaut mieux la réguler. Pour que le migrant, dans tout son parcours migratoire, soit prise en charge a dans des conditions sûres, sécures et pour que une fois arrivée qu’on puisse lui ouvrir toutes les possibilités de pouvoir s’établir et de travaille” a estimé Aissata Tall Sall.

Pour les participants du Forum Panafricain pour les migrations, les travailleurs migrants contribuent de manière considérable à enrichir les peuples, la civilisation et les relations humaines. Ils participent également à l'expansion de l'économie des pays africains. Urgence donc, pour Aissata Kane, Conseillère régionale principale pour l'Afrique Subsaharienne de l'OIM, d'appuyer davantage sur les travailleurs migrants. "La pandémie offre une excellente occasion pour reconnaître et d'évaluer à sa juste valeur les contributions des travailleurs migrants dans les pays de destination mais aussi d'origine. Il faut souligner que la migration de main d'œuvre est un moyen d'intégration extrêmement important. Elle réduit l'insécurité et elle a le potentiel d'améliorer la protection sociale à la fois dans le secteur formel et informel. Elle est aussi vectrice d'un dynamisme dans l'entreprenariat.", a-t-elle déclaré. Elle poursuit :  "D'où la nécessité de d'optimiser l'environnement règlementaire, renforcer l'éducation entrepreneuriale et le développement des connaissances notamment des jeunes et des femmes. Faciliter l'accès à l'environnement et les technologies et aux réseaux pour faciliter les échanges et promouvoir la sensibilisation", a soutenu Aissata Kane.  

Dans la journée d'hier dimanche qui a marqué la fin du forum, les discussions ont porté pour l'essentiel sur la protection des migrants travailleurs. Ainsi, afin de concrétiser les principales doléances soulevées par les participants, des plans d’actions seront mis en place par le Sénégal, pays organisateur. A l’en croire le secrétaire d'État chargé des Affaires de l'Extérieur, Moïse Sarr, le président Macky Sall va proposer à l’Union Africaine une feuille de route pour une meilleure gouvernance de la migration de la main d'œuvre dans le continent. S’adressant aux membres présents lors de son discours de clôture, il déclare : “Nous sommes tous invités à accorder autant d’intérêt aux flux migratoires au Sud que ceux en direction du Nord. A cet égard, nos États devraient œuvrer à promouvoir la problématique de la promotion et la protection des travailleurs migrants pour lesquels vous avez largement fait le plaidoyer. Le Sénégal, au titre de sa présidence du PAFOM, qui coïncidera avec celle de l’Union Africaine, par le président Macky Sall, proposera à la commission de l’Union Africaine, un plan d’actions pour mieux prendre en charge les préoccupations que vous avez soulevez”. Exprimant son souhait pour une Afrique unie, Moïse Sarr termine par : “L’Afrique que  nous voulons, comme le dit l’agenda 2063 de l’Union Africaine, est une Afrique ouverte. L’Afrique que nous voulons, est une Afrique où les frontières ne constituent pas un obstacles à la mobilité humaine”.


 

 

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