Le Sénégal a organisé ce weekend la 6e édition du Forum Panafricain pour les Migrations (PAFOM). Initiée par l’Union Africaine e partenariat avec l’Organisation Internationale pour les Migration (OIM), le thème du Forum porte sur le thème : “ renforcer la gouvernance pour la migration pour la main-d'œuvre en Afrique dans un contexte de pandémie pour le développement-socio-économique et l’accélération de l’intégration continentale.
La 6e édition du
Forum Panafricain pour les Migrations (PAFOM) s’est tenue ces samedi et
dimanche au palais des Congrès de l’hôtel King Fahd Palace. Organisé par le
Sénégal, l’évènement qui a réuni tous les pays de l’Union Africaine, est axé
sur le thème : “Renforcer la gouvernance de la migration de la main-d'œuvre en
Afrique dans un contexte de pandémie pour le développement socio-économique et
l’accélération de l’intégrité continentale”. Les principaux objectifs
consistent à “sensibiliser les participants sur les initiatives et programmes
de migration de main-d'œuvre sur le continent. Mais aussi de servir de
plateformes aux participants pour partager leurs expériences et meilleures
pratiques sur la gouvernance des migrations de main-d'œuvre en Afrique et dans
d’autres régions.
Présidée par le
ministre des Affaires Étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Aissata Tall Sall, les deux journées du PAFOM ont fait l’objet de vives discussions portant
pour l’essentiel sur la collaboration entre les états membres de l’Union
Africaine pour la mise en place de politiques favorisant la bonne gouvernance
de la migration de la main-d'œuvre sur le continent africain dans ce contexte
de pandémie. “La rencontre présente de Dakar mettra en relief la nécessité de
renforcer la gouvernance de la migration de la main-d'œuvre en Afrique dans un
contexte de crise. Elle nous invite donc à nous interroger sur les mesures à
adopter dans ce cadre pour le développement socioéconomique et l’accélération
de l’intégration continentale”, a déclaré Aissata Tall Sall. “La covid-19 aura
très certainement inauguré une nouvelle ère en modifiant notre système
d’organisation tout comme notre manière de penser le monde et les mouvements
humains. En plus de réduire les opportunités de travail dans les pays de
départ, comme dans ceux d’arrivée, la crise sanitaire que nous vivons par
vagues successifs de contaminations a réduit considérablement les mouvements
humains de tous genre” a déclaré Me Aissata Tall Sall. Ainsi, vue la limitation
des déplacements du fait du coronavirus, le ministre des Affaires Étrangères,
estime que la solution pour une bonne gestion des migrations doit être de les
réguler et non d’engager une lutte définitive pour les mettre fin. “Comme le
disait Koffi Annan, “ la migration est un fait de la civilisation, on ne peut
pas l’arrêter. Alors plutôt que de vouloir l’arrêter par des méthodes
absolument violentes, nous pensons qu’il vaut mieux la réguler. Pour que le
migrant, dans tout son parcours migratoire, soit prise en charge a dans des
conditions sûres, sécures et pour que une fois arrivée qu’on puisse lui ouvrir
toutes les possibilités de pouvoir s’établir et de travaille” a estimé Aissata
Tall Sall.
Pour les
participants du Forum Panafricain pour les migrations, les travailleurs
migrants contribuent de manière considérable à enrichir les peuples, la
civilisation et les relations humaines. Ils participent également à l'expansion
de l'économie des pays africains. Urgence donc, pour Aissata Kane, Conseillère
régionale principale pour l'Afrique Subsaharienne de l'OIM, d'appuyer davantage
sur les travailleurs migrants. "La pandémie offre une excellente occasion
pour reconnaître et d'évaluer à sa juste valeur les contributions des
travailleurs migrants dans les pays de destination mais aussi d'origine. Il
faut souligner que la migration de main d'œuvre est un moyen d'intégration
extrêmement important. Elle réduit l'insécurité et elle a le potentiel
d'améliorer la protection sociale à la fois dans le secteur formel et informel.
Elle est aussi vectrice d'un dynamisme dans l'entreprenariat.", a-t-elle
déclaré. Elle poursuit : "D'où la
nécessité de d'optimiser l'environnement règlementaire, renforcer l'éducation
entrepreneuriale et le développement des connaissances notamment des jeunes et
des femmes. Faciliter l'accès à l'environnement et les technologies et aux
réseaux pour faciliter les échanges et promouvoir la sensibilisation", a
soutenu Aissata Kane.
Dans la journée
d'hier dimanche qui a marqué la fin du forum, les discussions ont porté pour
l'essentiel sur la protection des migrants travailleurs. Ainsi, afin de
concrétiser les principales doléances soulevées par les participants, des plans
d’actions seront mis en place par le Sénégal, pays organisateur. A l’en croire
le secrétaire d'État chargé des Affaires de l'Extérieur, Moïse Sarr, le
président Macky Sall va proposer à l’Union Africaine une feuille de route pour
une meilleure gouvernance de la migration de la main d'œuvre dans le continent.
S’adressant aux membres présents lors de son discours de clôture, il déclare :
“Nous sommes tous invités à accorder autant d’intérêt aux flux migratoires au
Sud que ceux en direction du Nord. A cet égard, nos États devraient œuvrer à
promouvoir la problématique de la promotion et la protection des travailleurs
migrants pour lesquels vous avez largement fait le plaidoyer. Le Sénégal, au
titre de sa présidence du PAFOM, qui coïncidera avec celle de l’Union
Africaine, par le président Macky Sall, proposera à la commission de l’Union
Africaine, un plan d’actions pour mieux prendre en charge les préoccupations
que vous avez soulevez”. Exprimant son souhait pour une Afrique unie, Moïse
Sarr termine par : “L’Afrique que nous
voulons, comme le dit l’agenda 2063 de l’Union Africaine, est une Afrique
ouverte. L’Afrique que nous voulons, est une Afrique où les frontières ne
constituent pas un obstacles à la mobilité humaine”.

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