Il fut un temps, le port de masque a été rendu
obligatoire pour se protéger de la pandémie de Covid-19. Une mesure hélas! Botté
en touche par le très prétencieux Ndiogou qui se dit être inattaquable par le
virus.
Pour ce jeune vendeur de café touba basé au marché sulfureux de Grand Yoff, la covid-19 n'est qu'un film de science-fiction. Un pur complot monté en toutes pièces par des États dans le seul but de diminuer la population mondiale.
Ceci dit, le jeune Ndiogou, sûr de ses convictions,
foule au pied avec orgueil les mesures barrières. Ce, en entrant en contact du
matin au soir avec des dizaines et des dizaines de client, insouciant que le
virus mortel est tout juste en face de lui, tout invisible.
Mais une bonne matinée, Ndiogou arrive à son lieu de
travail visage sombre et gonflé. Nez coulant, les Atchoum! et les jets de
mouchoirs sur le trottoir terrifiant clients et passants. Mais le si heureux
vendeur de café Touba évite à tout prix d'éveiller les soupçons. Mais au fond
de lui, le virus Delta lui a rendu visite sans être invité.
Les jours passent, Ndiogou disparait des radars dans
son coin habituel au marché de Grand Yoff. Il faut attendre 2 mois avant de le
revoir sur place tout métamorphosé. Masque, lunettes et gants à jeter bien
portés, le désormais sérieux vendeur de café dépose deux solutions
hydro alcooliques sur sa table et impose la distanciation physique dans son lieu
de commerce.
La maladie qu'il minimisait tant devient dès à présent
une réalité bien vraie pour lui. L'heure est donc à la vigilance et à la
vaccination pour survivre face au variant Delta.
Nombreux sont aujourd'hui les Ndiogou, jadis
ignorants, qui se rendent compte que la pandémie qui bonde les cimétières n'est
pas une mauvaise blague. Mettre les masques et aller se faire se vacciner est
ainsi une nécessité pour ces citoyens afin de ne pas de contaminer d'autres Ndiogou.
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