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dimanche 16 août 2020

NON-RESPECT DU DROIT À L'IMAGE DANS LE MILIEU DU JOURNALISME, « UNE FAUTE PROFESSIONNELLE GRAVE! »

 

Image: illustration prise de vue d'un événement

Le respect du droit à l'image reste une exigence très négligée dans le milieu du journalisme au Sénégal. La diffusion de certaines images obscènes dans les médias et réseaux sociaux en est la principale cause. Ainsi, pour bon nombre des professionnels des médias, cette pratique doit être proscrite afin d'instaurer la sérénité dans le traitement de l'information.

Filmer ou photographier, publier et partager, tel est le quotidien  de nombreux journalistes. Il s'agit d'images ou encore des vidéos susceptibles de captiver mais plus ancrées à susciter l'ire et la consternation chez le public. En effet, ces publications violent un principe fondamental dans le milieu du journalisme. Il s'agit du droit à l'image, essentiel pour préserver les sources, voire, les acteurs présents dans le cadrage du fait diffusé. Cette pratique reste ces temps-ci très omniprésente dans le journalisme au Sénégal. Avec la pluralité des sites d'informations en ligne, certains journalistes s'attellent à mettre en commun des articles illustrés par des images photographiques ou des vidéos tout en exposant les principaux concernés à des risques liés à l'insécurité mais aussi à l'humiliation. Pour bons nombre de professionnels de la presse, cette conduite doit être évitée. Mame Gor Ngom est  rédacteur en chef d'Africa Check. «Un journaliste ne doit pas publier ou diffuser certaines images, surtout liées à des histoires très violentes qui peuvent heurter ou bien à des histoire de mœurs. C'est formellement interdit. Dans beaucoup de pays, il y a des images liées à des morts et autres, on se garde de les publier. Il y aucune valeur informative à publier ces genres d'informations.» Précise le journaliste.

L'ampleur de ce phénomène dans le journalisme actuel dépasse l'imagination. L'émission d'images à caractère attentatoire de la dignité humaine se fait crescendo. Pour le journaliste d'Africa Check, ce fait relève d'un pur manque de professionnalisme. «C'est une faute professionnelle extrêmement grave qu'il faut éviter. Parce qu'on cours des risques d'être traduit en justice. On est exposé et on expose sa rédaction, son journal ou bien sa télévision. Un journal, ce n'est pas fait pour choquer ou pour heurter mais c'est fait pour informer.» Renseigne le rédacteur en chef d'Africa Check.

Image: Des internautes abonnés sur les réseaux sociaux

Les médias et réseaux sociaux ont une part capitale dans le cadre du traitement de l'information. Mieux, de nombreux internautes s'abonnent dans ces supports pour s'informer à temps réel. Une aubaine qui fait que ces moyens d'informations attirent une grande audience. Ils en profitent également pour obtenir des revenus en fonction du nombre de "vues" globalisé . Mais, le seul hic dans leur façon de faire, est leur tendance à fouler au pied les dignités humaines en reléguant au second plan leur droit à l'image. Pour notre interlocuteur, l'utilisation des réseaux sociaux ne se fait plus dans les règles de l'art. Selon lui, il faut  enclencher une éducation liée à ces supports technologiques qui constituent d'immense canaux de diffusion de l'information aux masses. ceci peut être en effet, décisif dans l'éradication des dérives et des négligences dans le journalisme. «Il y a une très mauvaise utilisation des réseaux sociaux. tout le monde veut donner le premier l'information sans filtre, sans aucun traitement journalistique. Il faut une éducation à l'image, une éducation aux réseaux sociaux, aux médias de même qu'aux médias sociaux. Cela peut bien permettre à tout un chacun de savoir ce qu'il doit faire et ce qu'il ne doit pas faire.» Propose t-il.

La puissance des médias et réseaux sociaux reste de nos jours primordiale dans la propagation d'information. Cependant, les violations des fondamentaux éthique et déontologique afférant au respect du droit à l'image ou du choix des images à diffuser demeurent monnaie courante. Une situation qui concourt ainsi à ternir le journalisme au Sénégal. 





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