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mardi 9 juin 2020

LES DERNIERS MOTS DE FLOYD EXHUMENT LES MAUX DES "NOIRS" FACE AUX BAVURES POLICIÈRES


Cérémonie funèbre de George Floyd

Violenté et asphyxié par l'ancien policier Derek Chauvin le 25 mai dernier à Minneapolis, George Perry Floyd va être enterré ce mardi 09 juin à Houston. Des milliers d'hommages proviennent de toutes parts auprès de sa dépouille, exposée dans la chapelle de Fountain of Praise, où se tient la cérémonie funèbre. Cependant, les mobilisations protestantes ne faiblissent pas dans les rues. Les manifestants, aux États-unies et ailleurs, continuent de dénoncer les violences racistes.

C'est un jour noir aux États-unis et dans le reste du monde. George Floyd regagne sa dernière demeure à Houston ce mardi.  Sa dépouille, exposée médiatiquement dans le cadre de la cérémonie funéraire à la chapelle Fountain of Praise, reçoit plusieurs visiteurs venant des quatre coins du monde. Des milliers d'hommages lui sont rendus à travers les réseaux sociaux, dans les rues et partout dans le monde. En guise d'honneur, des gestes d'agenouillement s'observent. Des autorités américaines appliquent également le même acte dans les administrations ou dans certaines postes de police. Parallèlement, d'aucuns s'allongent à même le sol, pour imiter la position ventrale de Floyd avant sa mort, sous le genou de Chauvin. 
«I can't  breathe! I can't breathe!...» (je ne peux pas respirer), tels sont les derniers mots lâchés par l'afro-américain de 46 ans, avant de rendre l'âme. Interpellé par quatre policiers, menotté et plaqué au sol par le ventre, George est fortement immobilisé par l'ex limier. Ce dernier a par la suite exercé une pression sur lui en appuyant son genou gauche sur son cou durant près de 09 minutes. Son décès finit par  déclencher un tollé aux États-Unis et dans d'autres continents.

La fin de l'impunité des "Noirs" à tout prix

Depuis le décès de Floyd, des manifestations massives se passent quotidiennement pour réclamer la fin des discriminations envers les minorités, en particulier les "noirs". Brandissant des pancartes et scandant "i can't breathe!", les afro-américains prennent d'assaut les rues pour crier "Halte!" face aux crimes policiers. Fait marquant, des blancs, des amer-indiens, des hispaniques et tous ceux qui militent contre la discrimination des minorités prennent part aux marches. Encadrées par la police, ces protestations virent parfois au drame. En effet, de fortes émeutes se produisent partout. Ce, jusqu'au réveil du mouvement afro-américain, "Black Lives Matter" (les vies des Noirs comptent). Créé en 2013 par la communauté afro-américaine, BLM exige l'arrêt de la violence et le racisme systémique envers les Noirs. Ceci rappelle, en sus, le combat de Martin Luther King, avec son célèbre "I have a Dream" ou encore de Malcom X qui ont défendu la race noire durant toute leur existence. Ce dernier slogan, en symbiose avec BLM et "I can't breathe" animent ainsi les protestations aux États-Unis et dans d'autres pays.


Manifestations anti racistes

Le mouvement gagne l'Europe. En France, des manifestants organisent des marches pacifiques pour d'une part rendre hommage à George Floyd, mais pour d'autre part réclamer justice pour Adama Traoré. Ce dernier a été lui aussi victime de violence policière suite à une interpellation, le 19 juillet 2016 à Persan. Au Belgique des mouvements de foules se forment pour réclamer plus de liberté pour les minorités. En Asie, les protestants pro-démocratie de Hong Kong se regroupent également dans un centre commercial pour s'opposer au gouvernement de Karrie Lam. Sur ce, ils exposent des pancartes où sont mentionnés "I can't breathe!".
Dans le continent africain, des foules denses de contestataires s'amassent au Kenya, au Ghana et en Afrique du Sud. Ceux-ci condamnent vertement les bavures policières perpétrés ces derniers jours dans leurs pays avec l'instauration de l'état d'urgence. En Afrique du Sud, les brutalités raciales sont perçues comme de la ségrégation, jadis combattue par Nelson Mandéla.

Le Sénégal, pas noir? 

Depuis la mort de Georges Floyd, des voix s'élèvent pour condamner l'acte de Chauvin. Les "droits de l'hommistes" s'offusquent également contre la marginalisation des minorités en général. Cependant, aucune manifestation n'est encore organisée pour protester contre les violences racistes. Malgré tout, la société civile sénégalaise envisage de se mobiliser dans les jours à venir pour se solidariser aux Noirs discriminés. Devant l'émission Jury Du Dimanche de ce 7 juin, l'activiste Guy Marius Sagna assure que son mouvement, FRAPP FRANCE DÉGAGE, est en train de se concerter avec d'autres organisations pour tenir une manifestation sous peu, nonobstant l'état d'urgence.

1 commentaire:

  1. Vraiment le racisme doit cesser ,peu importe la couleur de la peau les hommes naissent libres et égaux

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